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Logements insalubres

Le RCLALQ réclame un code du logement provincial

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Pour une énième fois au cours des dernières années, les locataires du domaine Renaissance ont réclamé haut et fort mercredi que la Ville de Montréal enclenche au plus vite les travaux de réfection des 336 logements insalubres et détériorés.

Les locataires du domaine, situé dans l’arrondissement de Saint-Léonard, sont aux prises avec des problèmes de vermines, coquerelles, rats, blattes, d’infiltration d’eau et de chauffage défectueux.

En 2003, la Ville de Montréal s’est dotée d’un règlement que le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a «toujours jugé excellent», a expliqué la porte-parole du RCLALQ, France Emond. Elle a aussi rappelé qu’en 2007, la Ville avait adopté un plan d’action sur la salubrité des logements en ciblant 1000 logements prioritaires, dont le domaine Renaissance.

Malgré cela, les locataires assurent que rien n’a été fait dans ces immeubles.

«Les enfants qui habitent ici arrivent à l’école piqués par les punaises de lit de la tête aux pieds!», s’est exclamée Sylvie Dalpé, coordonnatrice du comité logement de Saint-Léonard, Action dignité.

Pas de condos

«Ce qu’on veut le plus, c’est que les 396 logements soient préservés à titre de logements locatifs, a souligné Mme Emond. Notre crainte, c’est qu’on attende tellement que ça se détériore, qu’on les détruise et qu’on en fasse des tours à condos. On a besoin d’avoir des inspections préventives du parc locatif vieillissant.»

Une pétition circule au sein des locataires afin que le groupe Mach, propriétaire de l’immeuble, change de gestionnaire et qu’il «prenne ses responsabilités».

«Nous demandons aussi à la Direction de la santé publique de revenir constater que les locataires ont encore des problèmes de santé. Parce que même si elle est venue ici il y a deux ans, pour l’instant, rien n’a changé.»

Selon eux, malgré la multitude de demandes formulées, ni le propriétaire, ni la Ville de Montréal n’ont apporté les correctifs nécessaires, «laissant les locataires avec des moisissures, des punaises, des rats et des souris», a affirmé Mme Dalpé.

Quelques dizaines de personnes se sont d'ailleurs réunies devant l’immeuble du 8520 boulevard Viau, dont certaines déguisées en rat, en souris, et même en «infiltration d’eau».

«On souhaite dire à la Ville de Montréal que c’est fini la mascarade! a ajouté Mme Emond. Elle a des outils extraordinaires pour en venir à bout, et elle ne les utilise pas. On n’est pas au tiers-monde ici!».

 

 

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