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Verglas et accouchement

Verglas et accouchement
Photo d’archives À leur dernier match au stade Canad Inns, les Blue Bombers de Winnipeg ont réussi à vaincre les Alouettes par la marque de 19 à 11. L’équipe déménagera dans le tout nouveau stade Investors Group Field.

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La nostalgie était de nouveau au rendez-vous, hier. Après avoir foulé une dernière fois le terrain du stade Ivor-Wynne à Hamilton, il y a quelques semaines, les joueurs des Alouettes ont eu l’honneur de fermer le stade Canad Inns, domicile des Blue Bombers depuis 1953.

La nostalgie était de nouveau au rendez-vous, hier. Après avoir foulé une dernière fois le terrain du stade Ivor-Wynne à Hamilton, il y a quelques semaines, les joueurs des Alouettes ont eu l’honneur de fermer le stade Canad Inns, domicile des Blue Bombers depuis 1953.

Lorsqu’un tel événement se produit, il est impossible de ne pas ressasser de vieux souvenirs.

Le 3 novembre 1991, alors que je portais l’uniforme des Eskimos, nous nous étions présentés à Winnipeg avec l’obligation, si nous voulions terminer en tête de la section Ouest, de ­remporter notre dernier match de la saison.

La veille de ce match, une tempête de verglas s’était abattue sur la capitale manitobaine.

La couche de glace qui recouvrait le terrain était si épaisse que les employés du stade n’avaient pas été en mesure de la retirer complètement. En plus de devoir jouer sous une température de -13 degrés Celsius, nous avions dû nous contenter d’un terrain de 90 verges par 50 au lieu du traditionnel 110 par 65. La zone des buts avait été limitée à 10 verges, comme c’est le cas dans la NFL.

Malgré ces conditions difficiles, nous l’avions emporté 28 à 10. Grâce en grande partie à notre préposé à l’équipement qui avait fourni à la majorité des joueurs des souliers de ballon-balai.

DÉPART HÂTIF

Trois ans plus tard, le 6 novembre 1994, dans l’uniforme des Argonauts. Au terme de la rencontre, le phytothérapeute de l’équipe est venu me taper sur l’épaule. Il venait m’annoncer que ma femme, sur le point ­d’accoucher, venait d’être admise à l’hôpital.

Je me souviens que les Argos et la LCF avaient tout mis en œuvre pour que je puisse rentrer à Toronto le plus rapidement possible. Un taxi m’attendait à la porte du vestiaire et on m’avait trouvé une place sur le premier vol en partance pour Toronto.

Finalement tout a fonctionné et je suis ­arrivé à temps pour la naissance de notre premier enfant, Samuel.

UN HONNEUR

Le 1er juillet 1998, c’est également sur ce terrain que j’ai joué mon premier match dans l’uniforme des Alouettes. Je m’étais ­entendu avec l’équipe au cours de la saison morte. Pour un joueur originaire du Québec, c’était vraiment spécial de pouvoir porter cet uniforme. D’autant plus qu’au cours des huit premières saisons de ma carrière, les Alouettes n’existaient pas.

Contrairement au Tiger-Cats, les Bombers connaissent déjà l’emplacement de leur nouveau domicile. L’Investors Group Field, bâti au coût de 190 M$ sur les terrains du campus de l’université du Manitoba, est déjà prêt à les accueillir.

Après 14 saisons comme joueurs et 11 autres en tant qu’analyste, je ne m’ennuierai pas du stade Canad Inns. Les installations ­défraîchies et l’espace de travail désuet de la galerie de presse me faisaient regretter le vestiaire des visiteurs de l’endroit. Pourtant, c’était l’un des pires de la ligue.

La zone des buts avait été limitée à 10 verges, comme c’est le cas dans la NFL
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