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New York après Sandy? Le conte de deux cités

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Une semaine après Sandy, New York est encore en état de choc. On savait que la tempête allait frapper fort, mais personne ne s’attendait à ça. Un ouragan dans une métropole, on n’est jamais préparé à ça.
chroniques new-yorkaises
New York après Sandy?
Le conte de deux cités

Une semaine après Sandy, New York est encore en état de choc. On savait que la tempête allait frapper fort, mais personne ne s’attendait à ça. Un ouragan dans une métropole, on n’est jamais préparé à ça.

S’il y a une chose dont je vais me souvenir de cette semaine cauchemardesque, c’est à quel point la ville était séparée en deux. Pendant une semai ne, il y avait deux Manhattan.

L’équateur électrique a été tracé à la 25e Rue de Manhattan. Au nord, le confort. Au sud, la galère. Cette démarcation a créé deux espèces de New-Yorkais, ceux qui avaient l’électricité pour qui c’était business as usual et ceux vivant dans ce qu’on a surnommé SoPo, le quartier South of Power.

ZONE ZOMBIE

Se rendre au sud de la 25e Rue, c’était un peu comme entrer dans une zone zombie ou être le héros d’un mauvais film catastrophe. Le Daily Show de John Stewart a même surnommé le sud de l’île Little North Korea.

Dans Lower Manhattan, c’était la désolation: les piles d’ordures non ramassées aux coins des rues, la peur des pillages et l’angoisse de se retrouver dans les rues désertes au coucher du soleil.

J’ai vu des New-Yorkais fouiller dans les bennes à ordures des épiceries d’East Village, des familles faire la queue pendant des heures pour des paquets de couches dans les banques de nourriture, des travailleurs attendre sans fin les navettes entre Brooklyn et Manhattan et des files de taxis à perte de vue aux rares stations d’essence qui avaient l’électricité.

J’ai vu des mères remplir des seaux d’eau aux bornes-fontaines dans le quartier Chelsea et des résidents de Greenwich Village perdre patience devant l’insouciance de certains touristes. Plus que jamais, la patience des New-Yorkais a été mise à rude épreuve.

PAS DE PANIQUE

Malgré tout, il n’y a jamais eu de mouvement de panique. Malgré ces images de fin du monde, ce que je vais retenir avant tout c’est l’entraide des New-Yorkais. Cette ville est passée à travers plusieurs tragédies et les New-Yorkais se sont toujours relevés.

J’ai vu des restaurants nourrir les résidents de leur quartier, des épiceries donner leurs denrées, des citoyens offrir leur douche à des étrangers et ce restaurateur de la 9e Avenue sortir son barbecue pour griller des steaks pour les policiers. Certaines pizzerias et des délis ont ouvert dans le noir et cuisinaient au propane.

Plus que jamais, les New-Yorkais ont réalisé à quel point ils étaient vulnérables. Ils croyaient avoir tout vu, mais Sandy, c’était autre chose. La prochaine fois que le maire ordonnera l’évacuation, personne n’hésitera.

Une semaine après le passage dévastateur de l’ouragan Sandy sur New York, voici quelques photos qui illustrent le passage la tempête et qui témoignent de l’entraide des New-Yorkais.

Photos MARIE-JOËLLE PARENT/AGENCE QMI1

Une semaine après Sandy, New York est encore en état de choc. On savait que la tempête allait frapper fort, mais personne ne s’attendait à ça. Un ouragan dans une métropole, on n’est jamais préparé à ça.

 

S’il y a une chose dont je vais me souvenir de cette semaine cauchemardesque, c’est à quel point la ville était séparée en deux. Pendant une semai ne, il y avait deux Manhattan.

L’équateur électrique a été tracé à la 25e Rue de Manhattan. Au nord, le confort. Au sud, la galère. Cette démarcation a créé deux espèces de New-Yorkais, ceux qui avaient l’électricité pour qui c’était business as usual et ceux vivant dans ce qu’on a surnommé SoPo, le quartier South of Power.

ZONE ZOMBIE

Se rendre au sud de la 25e Rue, c’était un peu comme entrer dans une zone zombie ou être le héros d’un mauvais film catastrophe. Le Daily Show de John Stewart a même surnommé le sud de l’île Little North Korea.

Dans Lower Manhattan, c’était la désolation: les piles d’ordures non ramassées aux coins des rues, la peur des pillages et l’angoisse de se retrouver dans les rues désertes au coucher du soleil.

J’ai vu des New-Yorkais fouiller dans les bennes à ordures des épiceries d’East Village, des familles faire la queue pendant des heures pour des paquets de couches dans les banques de nourriture, des travailleurs attendre sans fin les navettes entre Brooklyn et Manhattan et des files de taxis à perte de vue aux rares stations d’essence qui avaient l’électricité.

J’ai vu des mères remplir des seaux d’eau aux bornes-fontaines dans le quartier Chelsea et des résidents de Greenwich Village perdre patience devant l’insouciance de certains touristes. Plus que jamais, la patience des New-Yorkais a été mise à rude épreuve.

PAS DE PANIQUE

Malgré tout, il n’y a jamais eu de mouvement de panique. Malgré ces images de fin du monde, ce que je vais retenir avant tout c’est l’entraide des New-Yorkais. Cette ville est passée à travers plusieurs tragédies et les New-Yorkais se sont toujours relevés.

J’ai vu des restaurants nourrir les résidents de leur quartier, des épiceries donner leurs denrées, des citoyens offrir leur douche à des étrangers et ce restaurateur de la 9e Avenue sortir son barbecue pour griller des steaks pour les policiers. Certaines pizzerias et des délis ont ouvert dans le noir et cuisinaient au propane.

Plus que jamais, les New-Yorkais ont réalisé à quel point ils étaient vulnérables. Ils croyaient avoir tout vu, mais Sandy, c’était autre chose. La prochaine fois que le maire ordonnera l’évacuation, personne n’hésitera.

 

 

 

 

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