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VIH

Effets secondaires nuisant à la qualité de vie

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Photo archives / QMI Dr. Réjean Thomas

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Un nouveau sondage réalisé auprès des personnes vivant avec le VIH au Québec a révélé un écart significatif entre leur taux de satisfaction à l’égard de leur traitement et les effets secondaires ressentis.

Ainsi, presque tous les participants à l’enquête ont dit être satisfaits de leur traitement contre le VIH (95 %), mais près de la moitié ont des effets secondaires liés à ce traitement, notamment, fatigue, nausées, insomnie et dépression.

Ces effets secondaires ont un impact sur la qualité de vie, en particulier sur le plan sexuel (73 %), social (64 %) et professionnel (63 %). Dans certains cas, les effets secondaires peuvent même compromettre l’observance du traitement. Près de 20 % des répondants ont dit avoir déjà volontairement évité de prendre leurs médicaments, ou bien divisé ou réduit la dose en raison des effets secondaires ressentis.

«Il est encourageant de constater que les personnes atteintes de VIH/SIDA sont satisfaites de leur traitement, mais la réalité est que les effets secondaires de ces traitements ont des répercussions importantes sur leur qualité de vie globale», a déclaré le Dr Réjean Thomas, président et fondateur du Centre d’excellence VIH/ITS/hépatites, notamment.

«La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des options thérapeutiques qui entraînent généralement moins d’effets secondaires et qui peuvent donc permettre aux patients de mieux gérer leur VIH/SIDA tout en améliorant leur qualité de vie», a-t-il poursuivi.

D’après le sondage, la majorité des patients discutent volontiers de leur traitement avec leur médecin, mais seulement 32 % parlent des effets secondaires, et seulement 10 % affirment discuter des autres options de traitement à chaque rendez-vous.

«Il est primordial que les patients communiquent ouvertement avec leur médecin des effets secondaires qu’ils ressentent et de leur impact sur leur qualité de vie. Cette communication plus ouverte pourra aider les personnes vivant avec le VIH/SIDA, et leurs professionnels de la santé, à déterminer ensemble la meilleure option thérapeutique», a déclaré le Dr Thomas.

 

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