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Vaillancourt quitte

Après un règne de 23 ans à Laval

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Photo Agence QMI Gilles Vaillancourt

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LAVAL – Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a annoncé sa démission, vendredi, après un règne de 23 ans à Laval, la troisième ville en importance sur le plan démographique au Québec.

Né en 1941, à Laval-des-Rapides, Gilles Vaillancourt a été élu maire de Laval pour la première fois en 1989. Depuis, l’opposition politique à Laval n’a jamais réussi à ébranler l’hégémonie de son administration. Il a remporté par la suite cinq élections consécutives.

Malgré la récurrence des allégations de corruption portées contre lui, le maire Gilles Vaillancourt a réussi à faire élire tous ses candidats en 2009. Il a obtenu 61 % des voix, devant Lydia Aboulian, du Mouvement lavallois et Robert Bordeleau du Parti au service du citoyen.

Son équipe, le Parti du Ralliement officiel des Lavallois, a également obtenu les 21 sièges du conseil municipal en 2005, alors que la principale opposante de Gilles Vaillancourt – une étudiante de 18 ans nommée Audrey Boisvert – n’avait récolté que 16 % des voix.

Il a été président et vice-président de l’Union des municipalités du Québec de 1995 à 1997.

C’est pendant son règne que le Cosmodôme, les trois stations de métro de Laval, le Pavillon lavallois de l’Université de Montréal et le nouveau pont à péage de la 25 (pont Olivier-Charbonneau) ont vue le jour.

De nombreuses allégations de corruption

Le maire Vaillancourt, âgé de 71 ans, avait quitté temporairement ses fonctions le 24 octobre, invoquant des raisons de santé, après que des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et de la Sûreté du Québec (SQ) eurent perquisitionné l’hôtel de ville et deux de ses propriétés le mois dernier.

Gilles Vaillancourt a fait face depuis 2010 à de nombreuses allégations de fautes professionnelles et de méfaits. Il a rejeté à maintes reprises les affirmations selon lesquelles il s’était livré à du favoritisme, du financement électoral illégal et des manœuvres frauduleuses.

En novembre 2010, l’ancien député péquiste Serge Ménard de même que le député libéral de Vimont, Vincent Auclair, ont affirmé que le maire Vaillancourt avait offert il y a plusieurs années de les aider lors de leurs campagnes électorales.

Il leur aurait remis à chacun d’entre eux une enveloppe contenant des milliers de dollars, un geste qui, à leurs yeux, était une violation de la loi québécoise sur le financement électoral.

Le maire Vaillancourt a vigoureusement nié leurs affirmations. Il a affirmé qu’il intenterait des poursuites, une menace qui ne s’est jamais matérialisée.

En 2011, l'Agence QMI a révélé que des entreprises personnellement choisies par le maire Vaillancourt pour gérer l'ancienne carrière municipale – le Carré Laval – auraient utilisé pour 5 millions $ de fausses factures – dont 1 million $ obtenus auprès d'un trafiquant de drogue qui était sous les verrous – afin de frauder le fisc, selon des allégations de Revenu Québec.

En août dernier, il a été révélé que l'ex-collecteur de fonds du Parti québécois Claude Vallée aurait reçu 10 000 $ du maire Vaillancourt durant la campagne électorale de 1994. M. Vallée aurait fait cette déclaration par écrit à l'escouade Marteau à l'été 2011.

Le 15 octobre, l’ex-entrepreneur Lino Zambito avait déclaré devant la commission Charbonneau que le maire Vaillancourt recevait un montant de 2,5 % sur les contrats octroyés par la Ville à un groupe restreint d'entrepreneurs au début des années 2000.

La Ville de Laval a obtenu le statut de participant à la commission Charbonneau le 25 octobre dernier.

 

 

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