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Démission

Un 2e maire quitte

Après le maire de Montréal, c’est au tour de celui de Laval de démissionner

Vaillancourt
Photo Agence QMI Le maire Gilles Vaillancourt a annoncé son départ lors d’une allocution qui s’est déroulée sous haute surveillance policière , d’où la présence d’un agent à ses côtés.

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Pas une larme versée, pas un mot plus haut que l’autre. L’homme fort de Laval, Gilles Vaillancourt, a abdiqué son siège de maire sous haute surveillance policière hier.

Les allégations de collusion et de corruption, de même que les nombreuses perquisitions policières, ont eu raison de celui qui règne sur Laval depuis près d’un quart de siècle.

En quelques jours à peine, les maires de deux des trois plus grandes villes du Québec ont quitté leurs fonctions sous un feu nourri d’allégations de la sorte.

L’ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a démissionné plus tôt cette semaine, pavant la voie à son homologue de Laval.

Maître de lui-même jusqu’au bout, M. Vaillancourt s’est présenté devant les représentants des médias en affichant un calme olympien.

D’emblée, il a annoncé sa démission.

«Je m'adresse à vous pour la dernière fois comme maire de Laval», a-t-il dit, précisant au passage qu’il se présentait devant les caméras contre l’avis de son médecin.

Forte sécurité

Pas moins d’une douzaine de policiers étaient présents et bien en vue à l’hôtel de ville de Laval à l’occasion de l’annonce du maire afin d’assurer que tout se déroule dans l’ordre.

Certains citoyens ont été refoulés à l’entrée de l’hôtel de ville. Seuls les représentants des médias et des partis d’opposition ont pu assister à l’annonce.

Cette escorte policière ne serait pas étrangère au fait que le maire Vaillancourt aurait fait l’objet de menaces dans les heures qui ont précédé son allocution.

Le Groupe tactique d’intervention (GTI) se tenait lui aussi prêt à intervenir si nécessaire, mais n’a pas eu à le faire.

La résidence de M. Vaillancourt était d’ailleurs sous la surveillance d’une voiture de la police lavalloise.

« Réussir Laval »

L’ex-maire s’est dit blessé par les allégations dont il est la cible. Il a ajouté qu’aucune preuve ne venait les appuyer.

Il a toutefois reconnu que la situation était intenable et qu’il devait s’en aller.

«Tous les élus quels qu’ils soient, sont accusés de tous les maux, a regretté M. Vaillancourt. Malgré tout ce que je pourrais dire ou faire, force m’est de constater que le mal est fait.»

Tout comme M. Tremblay avant lui, M. Vaillancourt a tenu à souligner ses réalisations en tant que maire avant de tirer sa révérence.

Il a longuement parlé de croissance, d’économie et de développement de Laval . La Ville est à des années lumières de la «banlieue dortoir» qu’elle était lorsqu’il a accédé au titre de maire, a-t-il souligné.

«Je tiens à réitérer que je suis né à Laval, que j'y ai vécu toute ma vie, que je l'ai toujours aimée et que je n'avais qu'une seule passion, celle de réussir Laval», a conclu M. Vaillancourt.

Sans surprise

L’annonce de sa démission a été accueillie sans grande surprise.

Quelques semaines plus tôt, M. Vaillancourt avait quitté temporairement ses fonctions en invoquant des raisons de santé. La rumeur courait depuis un certain moment déjà qu’il allait démissionner pour de bon.

Les partis d’opposition ont déploré que tous les élus de Laval soient du parti du maire, et que donc, l’équipe de M. Vaillancourt mène toujours la Ville.

-Avec l’Agence QMI

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