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Drôles d’oiseaux

L’hiver dans nos mangeoires

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L’hiver cette saison de toutes les surprises, nous en réservait une bien belle lorsqu’une flopée d’une vingtaine de petits agités se sont littéralement abattus pour la première fois dans nos mangeoires.

Ils représentaient un des bruants parmi les plus audacieux qui se sont invités pour enjoliver notre patio fraîchement enneigé. Par la suite, même les températures les plus froides ne les ont pas rebutés. Il faut dire que le petit emplumé est habitué de nicher dans le Grand Nord et que les sautes d’humeur hivernales sont loin de l’impressionner. Ses nids se retrouvent à même le sol de la toundra en Alaska et dans le nord du Canada.

Et, ce qui est loin d’être banal, il faut savoir qu’il n’hésite pas à se présenter très souvent aux mangeoires bien garnies contrairement à la plupart des membres de son espèce.

Les deux sexes sont semblables. On le distingue des autres bruants surtout du bruant des marais grâce à sa calotte et à une bande rousse derrière l’œil. Mais sa principale et assez unique coquetterie chez les bruants consiste en un bec aux deux couleurs, gris sur le dessus et jaune à sa partie inférieure. Un dos brun, des bandes blanches sur les ailes, une tache rousse sur l’épaule et noire sur la poitrine ajoutent au magnifique contraste qu’il offre sur une neige étincelante.

Des gazouillis particulièrement mélodieux

En groupe, il entame des gazouillis, «des teedle-eet» particulièrement mélodieux et agréables surtout lorsqu’ils se confondent aux murmures d’un vent glacial.

Grand amateur de graines de tournesol noir, une bande peut faire de véritables razzias dans vos réserves. Pour tenter d’éviter les disputes, un amateur prudent s’assure de répandre quelques poignées de graines de tournesol sur la neige. Il peut ainsi observer comment s’établissent les hiérarchies qui permettent aux plus expérimentés de mieux satisfaire leur incroyable appétit.

Alors pourquoi ne pas profiter de leur venue hivernale à nos mangeoires pour mieux les observer et s’épargner de lointains et difficiles périples aux limites de la forêt boréale et de la toundra, là où ils nichent.

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