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Pathétique guignolée des médias: il faut y mettre fin

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S’ils ont un minimum de respect pour les démunis, les journalistes devraient arrêter immédiatement ce spectacle grotesque et pathétique qu’est la guignolée annuelle des médias. Ils se couvrent de ridicule et, par leur show, ils se font les pantins complices de la caste supérieure qui ne veut surtout pas mettre fin à la pauvreté partout dans le monde et ici même au Québec. L’histoire le démontre clairement. Alors les grandioses, afin de faire distraction et de se donner faussement bonne conscience, applaudissent et endossent des initiatives pitoyables comme les guignolées, les bals, les fondations privées, etc. Par votre spectacle de la guignolée des médias, non seulement vous banalisez la pauvreté mais vous méprisez aussi les pauvres. Un point c’est tout. Entre amis, faut se dire les choses franchement.

 

Messieurs, dames, de la confrérie médiatique, si vous voulez faire votre part pour aider les pauvres, je peux vous donner un séminaire gratuit sur les causes véritables de la pauvreté. Pour aider les pauvres, il faut éliminer la pauvreté. Et pour éliminer la pauvreté, faut s’attaquer à la source par la mise en place de politiques sociales, économiques et fiscales appropriées. En plus, voir certains journalistes et chroniqueurs participer de bon cœur à cette mascarade qu’est la guignolée des médias, alors que durant l’année ils méprisent les moins fortunées, relève carrément de l’hypocrisie.

 

Ghandi, Monseigneur Dom Helder Camara et Jésus-Christ

Ghandi a déjà dit que «la pauvreté est la pire des violences». Alors faut pas en rajouter. Et l’archevêque catholique brésilien Dom Helder Camara, décédé en 1999, avait prononcé ces belles paroles : «Quand je donnais aux pauvres, on me considérait comme un saint mais quand j’ai expliqué pourquoi ils étaient pauvres, on m’a traité de communiste». Et il a été rayé du fan club de la classe dominante.

 

Dans l’évangile selon saint Mathieu, Jésus Christ disait à ses disciples : «Quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette... Que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite afin que ton aumône reste dans le secret». C’est tout à fait le contraire de ce que vous et les monarques font. Même s’il ne s’agit souvent pas de leur propre argent, ils aiment se faire voir dans les journaux, à la télévision et se faire entendre à la radio. Pourtant, si vous vouliez vraiment vous pourriez être en mesure de jouer un rôle important dans la lutte à la pauvreté grâce au pouvoir médiatique énorme que vous détenez et qui vous permet de rejoindre des millions d’individus. Information ne rime pas avec désinformation et pédagogie ne va pas de pair avec démagogie.

 

ONU, OCDE et Conference Board

Récemment, l’ONU a dit qu’au Canada, il y avait deux millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire et que tous les mois 900 000 personnes dont de plus en plus de travailleurs, fréquentaient des banques alimentaires et des soupes populaires afin de seulement se nourrir et de joindre les deux bouts (La Presse, 10 mai 2012). Et un article de La Presse du 27 septembre 2012 s’intitulait : «Droits des enfants. L’ONU critique le Canada».

 

En 2008, l’OCDE avait signalé que : «Le fossé entre riches et pauvres s’accentue au Canada» (Le Devoir, 22 octobre 2008). Dans ce rapport, l’organisme international mentionnait que : «La pauvreté frappe de plus en plus les enfants. Au Canada, près d’un enfant sur sept est pauvre». Et en 2011, l’OCDE est revenu à la charge en disant que «en termes d’égalité économique, le Canada faisait pire que la moyenne des pays de l’OCDE» (Le Devoir, 5 décembre 2011).

 

Et même le puissant organisme patronal de recherche du Conference Board a signalé en 2009 : «Riche, le Canada néglige ses pauvres. Le Conference Board décerne une mauvaise note au gouvernement dans sa lutte contre la pauvreté» (Le Devoir, 18 septembre 2009). Puis, en 2011, le Conference Board récidive : «Les inégalités de revenu progressent plus vite au Canada qu’aux Etats-Unis. (Le Devoir, 14 septembre 2011). Pourtant, les States sont de loin le pays occidental le plus inégalitaire, dans lequel, même avec son très gros produit intérieur brut (PIB) par habitant, il y a plus de 40 millions de pauvres. Dans son dernier rapport, le Conference Board a été même jusqu’à affirmer : «Au Canada, la classe moyenne tend à se rapprocher du groupe des plus pauvres» quoique en dise faussement le commando idéologique de la turbo-droite.

 

Enfin, quoique je pourrais continuer ainsi longtemps à vous informer et à vous sensibiliser, il y a l’UNICEF qui a affirmé que «La pauvreté a le visage d’un enfant. Vingt ans après ses belles promesses, le Canada est au même point en matière de lutte contre la pauvreté des enfants (Le Devoir, 30 mai 2012).

 

Et aujourd’hui même dans La Presse, on apprend de la bouche de Branko Milanovic, chercheur en chef de la Banque mondiale, que 1) «les inégalités augmentent à l’intérieur de tous les pays», 2) «Et aussi, à un degré de plus en plus marqué, le Canada. La preuve : 1980, le fameux 1% de Canadiens les plus riches gagnait 8% des revenus de l’ensemble de la population. En 2007, c’était 13%».

 

Alors, par amour pour votre prochain

Pour l’amour des autres qui vivent ans l’indigence, atteignant ainsi au plus profond leur dignité, et qui sont méprisés par certains au nom de la liberté individuelle (ainsi responsables de leur sort car quand on veut, on peut), je demande que ce show de la guignolée annuelle des médias s’arrête. Et aussi par respect pour l’humain. Car ça ne règle fondamentalement rien, ni  pour les pauvres, ni pour la pauvreté.

46 commentaire(s)

Stéphane Lamothe dit :
12 novembre 2012 à 15 h 28 min

Je suis totalement d'accord. La pauvreté n'est pas une marchandise.

michel cardinal dit :
12 novembre 2012 à 15 h 37 min

Avec raison et malheureusement trop vrai, par contre si cela concientisise qqun une seule personne alors tant mieux pour ce geste . La gignolée , pour y participé depuis plus de 10 ans est un geste qui est bien pour nous ,faire du bénévolat ramène nos esprit a des choses pklus terre a terre dont la générosité et quoi de plus beau de voir les sourires des enfrants quand il recoive leur panier de Nöel c,est gratifiant pour nous bénévole.....

Roberto Alegro dit :
12 novembre 2012 à 15 h 54 min

Et maintenant prof, allez expliquer aux récipendiaires des denrées recueuillies pourquoi ils n'auront rien sur leur table à Noël CETTE année... Allez leur expliquer pourquoi leurs enfants vont mourir de faim afin de briser le carcan du capitalisme. Et vous avez le culot de citer Gandhi ou Jesus...

Vous risquez de trouver que vos fesses n'appricierons que très peu le contact de leur pied...

Yvon Sylva Aubé dit :
12 novembre 2012 à 16 h 17 min

Vous avez raison en ce qui concerne les médias : "gros show" de désinformation...mais, l'un empêche pas l'autre. La guignolée c'est bien mais avec des élus conscientisés socialement ce serait mieux non ?

Martine Koutnouyan dit :
12 novembre 2012 à 16 h 31 min

Je les ai toujours trouvé très suffisants tous ces journalistes avec leur guignolée des médias...Et puis alors narcissiques dans la façon qu'ils ont de se voir si fins et si gentils...On est don ben du beau monde...du beau monde....mon cul oui....c'est surtout qu'on se sent moins coupable de baffrer nos huitres, notre foie gras à Noël....

Je dis ça et en même temps, c'est vrai que recevoir un panier de Noël bien rempli quand tu n'as rien, ça fait plaisir....mais les pauvres ne sont pas si cons...Ils la ressentent la charité comme une humiliation....mine de rien...je le sais je l'ai ressenti enfant ce sentiment d'être pauvre et de dépendre d'un organisme de charité, ça te fait te sentir comme un exclu, comme une merde....

Louis Chartrand dit :
12 novembre 2012 à 18 h 38 min

Michel: certes, mais il faudrait faire du bien pour les pauvres, non? Le principe de la charité, c'est précisément de faire du bien au charitable: ille a tout le contrôle sur ce qu'ille donne, n'a pas à se questionner pour savoir si ce qu'ille fait est ce qu'il y avait de mieux à faire pour aider, et ille sera remercié·e peu importe ce qu'ille fait. En "conscientisant" les gens à ce modèle d'aide qui donne à la fois pouvoir et statut au charitable, on laisse croire que les pauvres ont besoin qu'on décide pour eux – c'est là qu'on ajoute l'injure à l'opprobre, en plus d'ouvrir la porte à l'exploitation. Il faut se concentrer sur aider les pauvres, pas les riches.

jacques dit :
12 novembre 2012 à 19 h 52 min

c`est bien de bien paraitre en amassant des milliers de dollards pour les pauvres. Mais, de ces milliers de dollards, combien vienne des poches des médias même? Facile de demander aux autres de contribuer.

Sylvain dit :
12 novembre 2012 à 20 h 19 min

Bin oui, cé la faute des riches. Imaginez, sans eux, il y aurait plus de pauvretés. Allez vous coucher M. Lauzon.

la_laura dit :
12 novembre 2012 à 20 h 49 min

La charité, c'est le contraire de la justice sociale.

Robert Daoust dit :
12 novembre 2012 à 21 h 09 min

Au tout début c'était la guignolé du Journal de Montréal et par après les médias en on pris le contrôle. J'y étais au tout début du JdM comme emplyoé et les dons allaient aux pauvres. Je doute fort aujourd'hui qu'un infime partie de l'argent et les biens récoltés aillent réellement à ceux-ci.

Moi je préfère donner directement à une famille dans le besoin pcq le père a eu un accident de travail qui a gâché ses espérances d'une belle vie avec 3 merveilleux enfants et une femme que je pourrais qualifier de Sainte tellement elle fait tout pous combattre cette maudite pauvreté causé par l'industrie moderne.

daniel dit :
12 novembre 2012 à 21 h 23 min

bien dit

Catherine Drolet dit :
12 novembre 2012 à 21 h 33 min

À des problèmes collectifs, des solutions collectives... me disait-on en classe il y a quelques années.

Le revenu universel de citoyenneté tel que proposé par monsieur Chartrand ne reste-il pas la vraie solution? La simple charité ne s'attaquera jamais à la racine des inégalités, elle ne fait que maquiller la visage de la misère pour quelques jours seulement. Un bon repas pour Noël... et le reste de l'année alors?

Merci monsieur Lauzon pour ce rappel important!

Félix-Antoine Tremblay dit :
12 novembre 2012 à 21 h 37 min

Une petite erreur,

Pour l’amour des autres qui vivent ****D**** ans l’indigence

Loïse Forest dit :
12 novembre 2012 à 22 h 15 min

Pendant plusieurs années, j'ai du recevoir un panier de Noél, la première fois était de Jeunesse au Soleil, un organisme qui essait vraiment de donner des alternatives aux plus démunis. Quelle ne fut pas ma surprise, ( d'ailleurs des amis étaient là pour me donner du courage) de voir les caméras de télévision filmer les gens en ligne. Déjà le fait d'avoir assez de courage pour y aller, j'ai complètement perdu la tète, non seulement mes amis, mais les gens qui'avaient déjà travaillé avec moi, des amis moins proches allaient me voir quêter, je suis partie en pleurant, il faut bien que ces organismes fassent valoir leurs bons gestes, mais pour moi , qui pour la première fois en avais besoin, c'était une humiliation de trop. Faudrait peut-être aviser les gens qu'ils faisaient parti d'une télé réalité sans leurs permission.

Raynald Blais dit :
13 novembre 2012 à 6 h 13 min

Tel l'alcoolique rêvant d'un monde meilleur dans son ivresse, la religieuse soutient un monde pourri dans son amour divin.

Louise Petitclerc dit :
13 novembre 2012 à 9 h 16 min

Bon d'accord... mais qu'allons nous donner à ses personnes pour manger cette hiver. La Guignilée des médias est peut-être un "show" mais tant que nos gouvernements n'auront pas compris il faudra bien continuer à ramasser denrées et argent. Il faut aussi faire du lobbying et continuer à taper sur le clou pour que les instances gouvernementales finissent par comprendre.

Real Lavoie dit :
13 novembre 2012 à 14 h 09 min

Si je comprend bien, la guignolé c'est bien. Ce qui ne l'est pas, c'est se faire valoir publiquement lors de cet événement! Sur ce, je suis d'accord, pour le reste, faudrait y repenser.

Nelson dit :
13 novembre 2012 à 14 h 22 min

Difficile priver des gens dans le besoin des moments de félicité.....

Je ne crois pas incompatible lutter contre la pauvreté et faire la charité....

Donner est un besoin fondamental parmi les gens normaux.......partager....être solidaires....

Ça encourage même par rapport à l'humanité....

Grand nombre de personnes mangent grâce à des organismes qui donnent de la bouffe...

Justement parce qu'il y a beaucoup des gens pauvres, il faut donner plus, pas moins....

CECI-DIT LES MEDIAS DEVRAIENT DÉNONCER UN PEU PLUS LA PAUVRETÉ

Sans oublier que les dominantes le sont parce que se gardent une partie du produit du travail de leurs travailleurs (exploitation, quoi)...et qui devraient partager un peu plus c'est qu'ont piqué aux travailleurs et consommateurs.

Martine Koutnouyan dit :
14 novembre 2012 à 21 h 27 min

En anthropologie, il y a un fait dûment observé et qui concerne le don.... un don appelle toujours une réciprocité...

les "pauvres" qui ont reçu quelque chose, de l'argent, des cadeaux, des paniers de Noël , etc se sentent, inconsciemment ou pas, redevables envers leurs " bienfaiteurs"...

L'effet pervers de cette "charité" crée une population pour qui les médias sont "importants, sont "gentils" et donc pas de remise en question de ce qui est lu dans les journaux, ou vu à la télévision ou entendu à la radio....

Mario Dumontier dit :
15 novembre 2012 à 7 h 47 min

Alors prof Lauzon, en quelques lignes, donnez donc des exemples de politiques sociales, économiques et fiscales appropriées...

benoit plasse dit :
17 novembre 2012 à 11 h 43 min

Ok, on est une bande d'épais, on se fait tous fourrer par plus intelligents que nous, on est tous manipulés, vivement la révolution mais à 1 mois des fêtes, on fait quoi pour CETTE année pour CET hiver? Ceci de Roberto Alegro plus haut résume bien ...allez expliquer aux récipiendaires des denrées recueillies pourquoi ils n’auront rien sur leur table à Noël CETTE année... Allez leur expliquer pourquoi leurs enfants vont mourir de faim afin de briser le carcan du capitalisme.

tony f dit :
18 novembre 2012 à 8 h 09 min

il faut penser plus loin que cette hiver ceux qui recoivent un panier cette année serait pret a s'en passer pour ne plus jamais avoir a queter pour eux mais surtout pour leur enfants cette année les media devrait faire une difference pour l'avenir pas juste un panier pour noel et laisser le monde ds la misere le reste de l'année

tony f dit :
18 novembre 2012 à 8 h 17 min

Il faut avaoir une vision d'avenir je suis certain que les personnes qui recoivent un panier cette année a noel serait pret a s'en passer pour ne plus jamais avoir a queter pour eux mais surtout lour leurs enfants les media pourrait changer les choses de facon plus importante qu'un panier de noel.....

Pierre dit :
18 novembre 2012 à 17 h 03 min

Je suis bien d'accord avec le prof Lauzon. Il y a des gens qui en ont beaucoup trop,énormément trop. On en a la preuve présentement avec toute les magouille de la commission Charbonneau...De toute manière Noël c'est la fête des centres d'achats,des cartes de crédits loadées et des caves qui vont payer pendant 6 mois le solde plus les intérêts....

Nicole Jetté dit :
19 novembre 2012 à 7 h 51 min

Cher M. Lauzon ;

Puisque « (...) entre amis, faut se dire les choses franchement », laissez-moi vous dire que je trouve votre position absolument déplorable. Vous qualifiez la guignolée des médias de : « (...) spectacle grotesque et pathétique » et accusez les journalistes de « (...) banaliser la pauvreté et de mépriser aussi les pauvres».

Il est évident que vous ne faites pas partie de ces milliers de québécois qui font la file chaque semaine à la porte des banques alimentaires. J’en suis heureuse pour vous mais ... dans quelle réalité vivez-vous ? Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas une situation qu’il faut la nier!

Bien sûr, quand le Québec aura véritablement une politique efficace de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale les banques alimentaires pourront enfin fermer tout comme ... lorsque les guerres seront abolies, la Croix-Rouge n’aura plus sa raison d’être et les camps de réfugiés pourront être fermés ; ... lorsqu’il n’y aura plus de gouvernements corrompus ni d’exploitation abusive par les compagnies du Nord, l’aide alimentaire deviendra inutile au Sud ; ... lorsque Monsanto sera décapitée, les terres et les semences pourront enfin être remises aux paysans etc. etc. comme vous le dites si bien...

Mais en attendant, aujourd’hui même, les banques alimentaires crient famine car elles n’arrivent plus à répondre aux besoins grandissants des familles. Celles-ci doivent se contenter de paniers alimentaires de plus en plus réduits.

Bien sûr vous avez raison : « (...) pour aider les pauvres, il faut éliminer la pauvreté. Et pour éliminer la pauvreté, faut s’attaquer à la source par la mise en place de politiques sociales, économiques et fiscales appropriées» c’est évident M. Lauzon! Mais n’oubliez pas qu’en même temps : il faut soulager les pauvres qui ont peine à se loger et à se nourrir!

D’autre part, je vous dirais que le principal obstacle à la mise en place de véritables politiques sociales qui permettrait à tous les citoyens de vivre dans la...

Nicole Jetté dit :
19 novembre 2012 à 7 h 54 min

(suite) ... D’autre part, je vous dirais que le principal obstacle à la mise en place de véritables politiques sociales qui permettrait à tous les citoyens de vivre dans la dignité et le respect, ce sont les PRÉJUGÉS ! Le jour où tous les citoyens du Québec auront compris que PERSONNE N’EST À L’ABRI DE LA PAUVRETÉ, les gouvernements n’auront pas le choix d’agir.

M. Lauzon, vos calculs et statistiques sont utiles et nécessaires mais au lieu de réclamer que « (...) ce show de la guignolée annuelle des médias s’arrête » et afin de lutter efficacement contre la pauvreté, pourquoi ne pas profiter des innombrables tribunes qui vous sont offertes pour lutter contre les préjugés et rencontrer un peu les «pauvres».

Vous prétendez que la guignolée « ne règle fondamentalement rien, ni pour les pauvres, ni pour la pauvreté» je vous dirais pourtant qu’une canne de sirop d’érable est drôlement appréciée, quand on ne peut jamais s’en offrir!

Joyeux Noël et bon appétit

Nicole Jetté

Ghislain Prud'homme dit :
19 novembre 2012 à 8 h 10 min

À quoi ça sert nos impôts ? Le panier de Noël est composé de quoi? Pourquoi les personnes ne peuvent'ils pas choisir eux mêmes ce qu ils vont mettre sur leursl tables. Pourquoi a Noël plus qu à Pâques ? Pourquoi pas quand ils recevront leurs factures d'Hydro en février et mars?

Réjean dit :
19 novembre 2012 à 15 h 19 min

À Nicole Jetté,

C'est bien beau les paniers de Noël. C'est certain que ça aide pour une journée ou deux. Mais pourquoi seulement dans ces temps des fêtes. Tout cela c'est de la pure hypocrisie, pour donner bonne conscience. Après ces deux ou trois journées, lorsque le panier sera vide, tout va redevenir comme avant. Les riches donnent une fois par année pour se montrer, le reste du temps ils accumulent dans leur coffre bien à l'abri dans les paradis fiscaux.

Mais après ce temps d'hypocrisie et d'enrichissement des commerçants, les chroniqueurs de droite (ils sont toute une armée, grassement payés) vont continuer à défendre les privilèges des riches, vont continuer à faire croire aux pauvres que ce sont les riches qui "créent les richesses", qu'ils leur doivent le plus grand respect, qu'ils doivent accepter de baisser leur salaire car sinon : on déménage ! Qu’ils doivent faire leur part !

Les gouvernements ne vont rien changer à leur politique de lutte à la pauvreté et vont intensifier leur lutte aux pauvres. Ils vont continuer à vérifier que le prestataire d'aide social ne partage pas son loyer, car s'il le fait ils vont le couper. Ils vont encore augmenter les tarifs des services publics, les taxes, ils vont diminuer les prestations, ils vont forcer les chômeurs à se trouver un emploi à bas salaire quitte à leur couper leur prestations, etc. etc.

Hey, les gens de la droite, les défenseurs des riches, ceux qui se montrent dans le temps des fêtes avec leur petit chèque (montant qu'ils vont s'empressés d'inclure dans leur rapport d'impôt afin d'obtenir une baisse de taxe), il n'est absolument pas nécessaire de supprimer le capitalisme et d'instaurer la dictature du prolétariat pour soulager les pauvres. Ça c'est encore une défaite de riches.

"Il faut placer toute la moralité des actions dans la nécessité de les effectuer par devoir et non par amour et par inclination pour ce que les actions doivent produire." (Kant)

Lory-Anne dit :
6 décembre 2012 à 10 h 18 min

Des mots ben compliqués pour dire de quoi de ben inutile... Ils essaient de faire le bien. S'ils se "plantent" tant pis. Pourquoi s'en prendre à des personnes avec un but honorable? Les journalistes ont vraiment rien à faire de leurs journées...

Emilie dit :
6 décembre 2012 à 10 h 43 min

Vous semblez oublier les organismes qui donnent toute l'année aux banques alimentaires, ainsi que certaine personnes qui le font également. Dans la bible, il y a un message qui dit de donner aux autres, si on est capable de le faire. J'espère qu'il existe un enfer, ne serait-ce pour ceux qui prétendent le contraire.

Vaelsha dit :
8 décembre 2012 à 16 h 40 min

Je suis d'accord avec ces propos, mais il y a juste une petite erreur. C'est l'évangile selon Saint Matthieu. Le prénom de cet évangéliste n'est pas "Mathieu", il y a bien deux "t". Voila :)

Maxim dit :
8 décembre 2012 à 19 h 06 min

C'est pas en donnant de l'argent tout cuit dans le bec des pauvres qu'on va éliminer la pauvreté. Donne un poisson à un homme, il va manger pour une journée. Apprends lui à pêcher, il n'aura plus jamais faim.

Dominique Fortier dit :
8 décembre 2012 à 20 h 46 min

Les journalistes méprisent les pauvres le reste de l'année? Eh ben... Je ne dois pas vivre dans le même pays que vous M. Lauzon. Sortez de votre bureau et allez parcourir les régions du Québec, vous serez en mesure de voir que les minables journalistes de Gaspé à Chandler en passant par Sainte-Anne-des-Monts et Rimouski ne manquent jamais de souligner les bonnes initiatives pour venir en aide aux plus démunis et dénoncer la misère. Vous pouvez y voir une grande parade, reste qu'à la fin de la journée, il y a des gens qui sont bien heureux de recevoir leur panier de denrées.

Oh et un message aux Martine de ce monde qui pensent que les journalistes vivent tous de foie gras et de caviar, vous êtes drôlement ignorante... Les gens pourront toujours juger du vrai travail des journalistes. De mêler un geste de charité et la crédibilité du travail journalistique relève également d'une effronterie et d'une condescendance hypocrite.

florian carvalho dit :
9 décembre 2012 à 11 h 55 min

excellent article,merci pour la citation de Gandhi,ca me donne des frissons.Je ne suis pas seul,merci

Sarge dit :
9 décembre 2012 à 12 h 57 min

Et oui, il y a la saison de la chasse, la saison des sucres et la saison des pauvres. Comme s'il fallait donner juste pendant cette saison...! Et là, toute la GROSSE GOMME qui veut se donner bonne conscience en paradant et en disant qu'il faut donner mais n'oublions que CETTE GROSSE GOMME ont des choses à vendre...! Belle gang d'hypocrites...

Marie dit :
9 décembre 2012 à 14 h 24 min

Le problème soulevé n'est pas le fond mais la forme. Certes, amasser des denrées pour les donner aux plus démunis, faire du bénévolat, se donner pour les autres et pendant un moment essayer de penser à l'autre plutôt qu'à soi, est bénéfique pour les bénévoles. Certes, recevoir des denrées, voir des gens donner de leur temps pour nous sans rien demander de plus en échange que des sourires, est bénéfique pour ceux qui ont besoin de cette charité. Mais si le fond est bon, qu'en est-il de la forme ?

Un mois dans l'année où on pense à eux alors que pendant les onze autres on se concentre sur notre maison, notre voiture, et notre confort, c'est un peu comme les enfants qui ont peur de ne pas avoir été assez sages pour les cadeaux de noël et sont serviables seulement à partir du moment où apparaissent les catalogues de jouets. Il est évident que dès le 25 passé ils oublieront toutes leurs belles promesses, et c'est le cas d'un grand nombre de bénévoles, de politiciens et de journalistes.

"la mort d'une bonne action, c'est d'en parler" C'est un proverbe que bien des gens de belle image devraient méditer.

On ne parle pas d'arrêter le bénévolat et les dons, mais d'arrêter la mielleuse mascarade qui l'entoure.

Josée dit :
9 décembre 2012 à 20 h 01 min

À Maxim: Les personnes qui vivent une situation de pauvreté savent pêcher. Le problème, c'est qu'ils n'ont pas accès au lac!

Monique Beauchamp dit :
9 décembre 2012 à 20 h 18 min

A ce que je voit , il en n'as toujours qui son pas content, et ben Léo-paul Lauzon, à probablement jamais eux besoins d'aides. Moi si, et j'ai pas honte de le dire. J'étais heureuse que cette guignolée soit là pour que j'aille une commande pour manger ds un moment très dur de ma vie, et j'en n'aie eut une sacré belle commande. Du monde qui crache comme ce guignoble de Léo-Paul Lauzon, ne savent pas de quoi il parlent . Il doit pas donner non plus. Aujourd'hui ces à mon tour de donner à cette guignolé et je donne et j'en suis fier.

Pat dit :
9 décembre 2012 à 23 h 29 min

Ils ont juste coller leur nom par dessus celui de st-vincent de paul, moisson, jeunesse du soleil, etc. Ce n'est pas du bénévolat, c'est une méthode de faire sentir leur présence auprès des communautés. Une façon de ce glorifier. C'est du marketing. Avant c'était les scouts de chaques paroisses, maintenant c'est les médias. $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Chuck Landry dit :
9 décembre 2012 à 23 h 43 min

La guignolée a rapporté 2.7 millions de dollars l'année passée. Avez-vous fait quelque chose d'aussi concret, M. Lauzon? Si vous êtiez capable de faire mieux, je serai le premier à vouloir éliminer cette guignolée. Mais sinon, que pensez-vous accomplir avec votre blogue? Et sans ce 2.7millions de dollars, vous pensez que le monde sera meilleur? Même si cet aide n'arrivait qu'une fois par année, ça aide les familles à débloquer des fonds pour acheter des cadeaux aux enfants (ou simplement à payer les factures). Encore une fois, qu'avez vous fait *VOUS* pour vous permettre de dénigrer ce qui a été fait par la guignolée? J'attends votre réponse avec impatience.

Géné dit :
10 décembre 2012 à 0 h 36 min

Monsieur Lauzon,

Je travaille pour un petit média. Il m'est arrivé de préparer des entrevues avec des gens qui s'impliquent pour offrir de l'aide alimentaire douze mois par année. Il est arrivé que ces gens m'expliquent que plus de 70% des budgets annuels sont récoltés durant la guignolée du temps des fêtes. Ce n'est pas la guignolée des médias, ils sont même un peu en compétition avec ce mouvement. Par contre, je crois bien que tout le battage médiatique qui entoure la guignolée des médias fait en sorte qu'ils amassent plus pour la distribution à des gens qui n'ont même pas les moyens de nous lire.

Le buzz que cré cette médiatisation de la "charité" fait en sorte que plus de gens donnent. Ne serait-ce que par gêne. Des gens anonymes que je côtoie régulièrement s'en servent pour accroître l'aide qu'ils offrent anonymement.

S.V.P. monsieur Lauzon, continuez de marteler le message que les grands de ce monde, qui donnent pour se donner bonne conscience ne vont pas dans le sens du bien-être du plus grand nombre. Mais pourquoi éteindre un élan, qui peut apporter de l'aide à plus de vrai monde? Il s'agit de se lier d'amitié avec quelqu'un qui s'est résigné à demander de l'aide au Garde Manger, pour ne pas souhaiter que les gens cessent de donner à leur guignolée.

Merci d'y être

Lucie F. dit :
10 décembre 2012 à 12 h 34 min

Si les journalistes ne sont que de grandes gueules qui attirent l'attention sur eux, que dire de vous prof Lauzon? Avez-vous déjà été pauvre au point de recevoir un panier de Noël? Surement pas! Quand j'étais jeune et qu'à la période des Fêtes une boîte de biscuits donnés par la biscuiterie de la ville nous arrivait, c'était une fête. Je ne vois vraiment pas en quoi cela humile les pauvres que les médias fassent une journée exceptionnelle pour rappeler à tous que je besoin est grand. Sans motivation, les gens d'eux mêmes risquent de ne pas faire un effort supplémentaire. C'est sur que tous s'entendent pour faire disparaître la pauvreté, vous qui semblez avoir tant d'idées de génie, faites grouiller autre chose que votre langue et allez de l'avant, montrer au gouvernement comment il devrait faire, dites aux multinationales qu'elles doivent partager leur richesse et trouver la façon pour qu'elles le fassent, car jusqu'à présent personne n'y est encore arrivé. J'attends donc de vous l'idée de génie qui abolira la pauvreté et par le fait même la richesse, bonne suite dans vos idées. pas complètement pauvre, mais pas riche à tout le moins pour ce qui est des biens matériels L.F.

Léo-Paul Lauzon dit :
10 décembre 2012 à 12 h 45 min

À Lucy F: Oui j'ai déjà été pauvre au point de n'avoir rien à Noël. Ni dans les derniers jours du mois. C'est pourquoi je maintiens que l'aide doit être garantie, et non pas venir en charité une journée seulement dans l'année alors que le reste du temps la pauvreté est ignorée.

Michel Gauthier dit :
11 décembre 2012 à 0 h 58 min

Ce qui me semble grotesque et pathétique, M. Lauzon, c'est votre réthorique inspirée du missel de la mouvance communiste sur la lutte des classes. On sait tous ce que la lutte des classes soviétique a donné. On peut faire dire n'importe quoi et son contraire aux chiffres. Mais ce qui me revient le plus souvent à la mémoire, c'est cette célèbre phrase choc : "Les pauvres ne cessent de s'appauvrir et les riches de s'enrichir" entendue pour la première fois en 1972 lors de l'une des mes premières affectations journalistiques. La réalité qui nous entoure aujourd'hui nous montre plutôt qu'il y a moins de pauvres et moins de riches. Entre les deux, la classe moyenne qui prend de plus en plus de place.

D Boutin dit :
14 décembre 2012 à 10 h 15 min

Bien que certains le voient comme une utopie, vouloir abolir la pauvreté est un objectif louable qui s’oppose à la cupidité de gens avides de pouvoir.

Plusieurs s’empressent de juger cet article en interprétant qu’il faut mettre la charrue devant les bœufs. Monsieur Lauzon a raison lorsqu’il mentionne que si la pauvreté était abolie, alors la guignolée deviendrait inutile car l’a demande n’y serait plus. Bizarre d’avoir à spécifier qu’avant de mettre fin à la guignolée il faut en premier lieu mettre fin à la pauvreté.

Excellent votre article Monsieur Lauzon.

Liette dit :
29 novembre 2013 à 17 h 31 min

Je réfléchissais justement au pourquoi de la guignolée. Partout on ramasse des sous et des denrées...mais ça ne règle rien! Pour certains s'est une façon de se faire de la publicité: "regardez comme on est gentils...". Mais pour d'autres s'est bien sûr d'aider son prochain.

Et les pauvres eux? est-ce que ça va réellement les aider? Ok une aide qui dure une semaine...et après?? Ça s'est sans compter les pseudos pauvres qui demandent de l'aide, histoire d'avoir de la bouffe gratos! Moi je suis considérée pauvre au yeux de la société et pourtant je n'ai vraiment pas besoin de panier de Noël ou des trucs du genre, alors que selon les calculs... j'y aurait droit. Y a de l'abus là-dedans c'est certain!

Et avec les années d'observation de de rencontre durant mes voyages j'ai pu constater justement la recrudescence de ces faux pauvres! Après on arrête pas de nous dire que les besoins augmentent chaque année! Les VRAIS PAUVRES EXISTENT, mais il faut rectifier le tire et s'attaquer au vrai problème ça pas d'allure!