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AMM | Montréal

Guerre des nerfs

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Georges St-Pierre a jeté un bref regard vers Carlos Condit quand il s’est amené sur la scène d’un bar de Griffintown, hier, pour la conférence de presse qui lançait les activités du UFC 154.

C’est un des seuls moments où les deux hommes se sont croisés du regard au cours de l’heure pendant laquelle ils ont partagé la scène avec chacun une ceinture de champion des mi-moyens à ses côtés.

Ceinture qui sera mise en jeu au Centre Bell samedi alors que St-Pierre tentera de la conserver, tandis que Condit, champion intérimaire, voudra la consolider.

Les échanges sont demeurés civilisés, à des lieux du cirque qui entoure souvent ce genre d’événement en marge d’un combat de boxe.

«Il y en a qui se donnent des personnages et ça ne me dérange pas, mais je préfère quand les deux combattants peuvent être respectueux», a affirmé Condit.

Pas trop d’émotions

Tous deux vêtus d’un complet, les grandes vedettes de l’un des combats les plus attendus de l’année dans le UFC ont laissé filtrer bien peu d’émotions.

Georges St-Pierre s’est même permis un élan de poésie quand on lui a demandé s’il croyait avoir des papillons à son premier combat en près de 19 mois en raison d’une sérieuse blessure au genou droit.

«Je vais avoir des papillons, la clé est de les faire voler en formation. Ça sera dur, mais je ne veux rien d’autre qu’une chance d’affronter le meilleur.»

Par ailleurs, il a une fois de plus affirmé qu’il ne se préoccupait pas vraiment du fait que le combat sera présenté à Montréal, endroit où il se battra pour une troisième fois depuis qu’il a fait le saut en UFC il y a sept ans.

«Ça permet aux membres de ma famille et à mes amis de venir me voir et c’est amusant, mais autrement, ce sont deux gars dans une cage qui vont s’affronter.»

Une chose est sûre, même s’il y a encore des billets disponibles pour la soirée de samedi au Centre Bell, il s’agit d’un événement très attendu dans la métropole.

Merci au lock-out

«Le sport est très populaire et on dirait que c’est plus gros en raison du lock-out au hockey. La foule va m’énergiser, mais encore une fois, je vais me concentrer sur Carlos.

«Il y a toujours beaucoup de bruit autour d’un combat, alors je préfère ne pas penser aux émotions et aux histoires entourant de combat.»

Condit, quant à lui a ouvert un peu plus son jeu sans trop en révéler.

«Avant un combat, c’est une montagne russe d’émotion, mais je pense que j’ai moins à perdre dans ce combat. Je suis préparé et j’ai confiance en mes habiletés.»

Des fleurs

Les deux hommes n’ont pas hésité à se lancer mutuellement des fleurs plutôt que de s’intimider, mais il y avait des pointes qui ne mentaient pas.

«Carlos est une grande menace parce qu’il pense beaucoup, il réfléchit et ne fait pas que foncer. Il est intelligent et il sait s’entourer de gens intelligents», a avancé St-Pierre.

Condit, qui est originaire du Nouveau-Mexique, a pour sa part fait l’éloge de la grandeur du Québécois.

«Je suis honoré de l’affronter parce que je l’admire depuis longtemps. Il s’est forgé la réputation de meilleur mi-moyen, mais j’ai l’intention de lui ravir le titre samedi.»

Ne pas trop y penser

Condit a par ailleurs avoué ne pas s’être préoccupé outre mesure de St-Pierre dans sa préparation.

«J’ai pensé moins à Georges pendant mon camp d’entraînement que j’ai accordé d’importance à m’améliorer.»

Voilà pour la pointe, alors que St-Pierre, de son côté, n’a pas caché s’être préparé en fonction de son adversaire.

«Je me suis entraîné spécifiquement pour la façon dont Carlos se bat, mais je vais essayer de ne pas trop penser à ce que je fais. Je veux laisser les choses aller et saisir mes opportunités sans trop réfléchir.»

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