/news/politics
Navigation
Budget Marceau

L’assurance médicaments écope

bébé
Photo archives / Agence QMI La fillette a ainsi avalé des comprimés que le père avait laissés traîner, selon la Couronne et la défense.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Si la santé se taille la part du lion au chapitre de la croissance des dépenses, le gouvernement Marois prévoit néanmoins alléger le régime d’assurance médicaments de 336 millions $.

Cette mesure prévue au cours de la prochaine année aura des répercussions directes sur les citoyens, puisque le gouvernement compte revoir la couverture de certaines fournitures médicales et de certains médicaments.

De plus, l’État table sur l’abolition de la règle voulant qu’un médicament innovateur soit remboursé à son plein prix pendant 15 ans.

Le budget de la santé est établi à 31,3 milliards pour la prochaine année, soit une hausse des dépenses de 4,8 %, en tenant compte de la contribution du Fonds de financement des établissements de santé.

«C’est minimalement ce dont le réseau a besoin pour fonctionner. L’abolition de la règle du 15 ans, qui apportera des économies de près de 180 millions $, est un pas dans la bonne direction», a commenté la nouvelle présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

Efforts additionnels

D’ici au 31 mars prochain, le réseau devra toutefois faire des efforts additionnels de près de 500 millions $, afin de se conformer aux cibles budgétaires prévues. La cadence de certaines chirurgies non urgentes sera notamment réduite, ce qui laisse présager un allongement des listes d’attente.

Parmi les mesures mises de l’avant, le gouvernement Marois veut revoir le rôle des agences de santé, afin d’éliminer les dédoublements entre les trois paliers de gouvernement.

Cette démarche pourrait aller aussi loin que la fusion des services administratifs ou d’agences. Le gouvernement souhaite également décentraliser les soins hospitaliers vers les soins à domicile, qui recevront davantage de budgets.

«C’est une bonne chose. Il faut cependant que les établissements reçoivent les 4,8 % de croissance. Le gouvernement doit éviter de reporter les coûts de rémunération des médecins sur le dos des établissements», a réagi la directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Lise Denis.

Soins aux aînés

Les libéraux avaient enclenché d’ambitieuses mesures afin de favoriser le maintien des personnes âgées au sein de leur communauté. L’actuel ministère de la Santé poursuit sur cette lancée en bonifiant les montants additionnels déjà annoncés pour les soins et les services à domicile.

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, estime par ailleurs être en mesure d’atteindre l’objectif que s’est donné le gouvernement, à savoir offrir à 750 000 Québécois l’accès à un médecin de famille, d’ici à deux ans.

Fait à noter, le tiers du budget de la santé va à la rémunération des médecins qui ont obtenu des gains notables, lors des dernières négociations.

Le groupe d’experts qui sera chargé de préparer l’implantation graduelle du financement à l’activité, devra d’autre part se pencher sur des mécanismes de paiement pour soutenir le développement des soins de première ligne.

 

Commentaires