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Budget Marceau : les coûts de la fermeture de Gentilly sont exclus

Gentilly budget
Photo Archives / Agence QMI La centrale Gentilly-2

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Pour atteindre l’équilibre budgétaire, le gouvernement Marois a prévu une manœuvre comptable faisant disparaître du budget la perte de 1,8 milliard $ causée par la fermeture de Gentilly 2.

Puisqu’il s’agit d’une perte «exceptionnelle» et «ponctuelle», le ministre Nicolas Marceau estime qu’il est en droit de modifier la Loi sur l’équilibre budgétaire pour y arriver. Il entend ainsi exclure la somme de 1,8 milliard $ du cadre financier et l’appliquer directement à la dette.

«Gentilly, c’était une machine à perdre de l’argent», a soutenu hier le ministre des Finances.

Comme il est minoritaire, le gouvernement pourrait toutefois se heurter aux partis d’opposition. Nicolas Marceau estime pouvoir obtenir l’appui des libéraux et des caquistes pour procéder à ce jeu comptable. «Je serais surpris que l’opposition ne soit pas d’accord», a-t-il insisté.

Conditions

Si les libéraux ne veulent pas se prononcer sur cette modification législative pour le moment, les caquistes ont pour leur part déjà mis des conditions. Si le gouvernement veut exclure du cadre financier la perte non récurrente associée à Gentilly 2, on doit parallèlement y exclure les revenus non récurrents liés à l’harmonisation des taxes de vente.

Mettre la clé dans la porte de la seule centrale nucléaire de la province engendrera des économies de 215 millions annuellement à compter de 2017, estime Hydro-Québec.

Ces sommes seront versées au Fonds des générations, question de rembourser progressivement sur neuf ans l’impact ponctuel de la fermeture.

S’appuyant sur une étude de la société d’État, le gouvernement Marois a annoncé en octobre que la centrale de Bécancour sera démantelée. Selon Hydro-Québec, la réfection aurait coûté plus cher que la fermeture, soit 4,3 milliards.

 

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