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drôles d’oiseaux

Une vraie merveille à Baie-du-Febvre

Érismature rousse

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À quelques kilomètres de mon lieu de travail, Sorel-Tracy, on trouve une des magnifiques autoroutes des oies blanches: Baie-du-Febvre. Un nom qui découle de l’obtention, en 1683, par Jacques Lefebvre de la concession de la seigneurie alors dite «de la baye Saint-Antoine».

À quelques kilomètres de mon lieu de travail, Sorel-Tracy, on trouve une des magnifiques autoroutes des oies blanches: Baie-du-Febvre. Un nom qui découle de l’obtention, en 1683, par Jacques Lefebvre de la concession de la seigneurie alors dite «de la baye Saint-Antoine».

Au printemps, quelle belle initiative que de s’y rendre, surtout avec des jeunes, pour revoir ou découvrir un des plus beaux sites ornithologiques du Québec. 

Et, à une occasion, nous ne serons pas déçus, car parmi les dizaines d’espèces, une va particulièrement attirer notre attention, un couple d’érismatures rousses.

UN GRAND SÉDUCTEUR

Ces petits canards plongeurs assez rondelets demeurent des visiteurs plutôt discrets et rares au Québec. Nous les surprenons en pleine répétition de leur légendaire parade nuptiale. Le mâle nage devant la femelle en dressant sa queue en éventail. Soudain, il se précipite sur la surface du plan d’eau en maintenant l’arrière du corps et la queue submergés pour mieux dresser sa poitrine hors des flots, tandis que sa tête s’abaisse. Parfois, il frappe énergiquement du bec sur sa poitrine et tambourine en élançant la tête vers l’avant pour mieux faire entendre ses appels séducteurs. Pour se faire plus convaincant ou pour éloigner un rival, il plonge le bec dans l’eau et produit des bulles autour de sa poitrine.

Séduite, la belle consent et, dès lors, elle entreprend la construction d’un nid flottant qu’elle attache à la végétation de la rive. Au rythme d’un œuf par jour, elle pourra couver durant de 20 à 26 jours une dizaine d’œufs blanc crème. Prolifique, elle ne se gêne jamais pour déposer quelques œufs dans des nids voisins, que ce soit ceux de grèbes, de râles ou de bien d’autres espèces.

Nidifuges, les petits quittent le nid dès leur naissance tandis que la femelle les accompagne pour les guider et surtout les protéger des implacables rodeurs affamés.

Cette espèce envahissante a été introduite en Angleterre, où elle s’est accouplée avec l’érismature à tête blanche, une espèce menacée par l’arrivée de tous ces hybrides. Depuis, son expansion dans plusieurs pays européens n’est pas toujours aussi appréciée que sa venue à Baie-du-Febvre. 

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