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De l’aide avant qu’il ne soit trop tard

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Les personnes à risque tardent trop à réclamer l’aide qui pourrait éviter qu’elles finissent par frapper ou secouer leur bambin.

«Les gens attendent trop avant de demander de l’aide parce qu’ils savent qu’ils vont être jugés. Mais il faut demander avant de frapper l’enfant», exhorte Anne-Marie Bellemare, travailleuse sociale à la Maison bleue de Côte-des-Neiges, à Montréal.

Toute une gamme de facteurs peut expliquer la maltraitance, souligne-t-elle. Les stress intenses, la toxicomanie, les problèmes de santé mentale et la pauvreté chronique n’en sont que quelques exemples.

«Peu importe le stress, quand c’est chronique, ça rend les gens à risque», prévient l’intervenante qui préconise un dépistage précoce.

Or, il y a très, très peu de soutien disponible pour ce genre de détresse, ­déplore-t-elle.

Cas isolés

En ce qui a trait au drame qui s'est joué dimanche à Brossard, de tels cas de maltraitance sont somme toute assez rares, selon le professeur de l'Université de Montréal, Jacques Moreau.

L'expert en maltraitance des enfants indique que la détresse était probablement un facteur déclencheur. «C’est arrivé dimanche dans la nuit : c’est un classique, laisse-t-il tomber. Le bébé se met à pleurer. Il pleure, il pleure, il pleure. Il n’arrête pas de pleurer.»

L’homme «devient complètement impatient. Et voulant faire cesser les pleurs de l’enfant, il se met à le brasser royalement», déplore M. Moreau.

«Ça se prévient par des campagnes de sensibilisation de masse», souligne le professeur.

L’an dernier, au pays, 35 enfants ont perdu la vie à la suite de maltraitances diverses, précise M. Moreau.

«Il faut collectivement être sensible à la détresse des familles et les soutenir», abonde Caroline Richard, de l’Association des centres jeunesse du Québec.

aussi accusés d’avoir
battu un bébé
Juin 2012 : Un père de Saint-Donat est accusé de voies de fait graves sur son enfant de deux mois.
Mai 2012 : Un père de Sainte-Thérèse est accusé de voies de fait graves et de négligence criminelle sur sa fillette de deux mois.
Mai 2012 : Les parents de «bébé M» sont accusés de voies de fait grave et de négligence criminelle. La fillette de deux ans a été débranchée en septembre à Edmonton, des mois après avoir été frappée d’un dur coup à la tête.
Source : Agence qmi
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