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Geneviève Sabourin

Libérée en attendant la suite des procédures

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NEW YORK – La comédienne québécoise Geneviève Sabourin a été libérée sans caution, mercredi, 24 heures après son arrestation dans un tribunal de New York.

Elle compte maintenant revenir à Montréal. Malgré les conseils de son nouvel avocat, elle a continué à parler d'Alec Baldwin et de sa femme aux représentants des médias à sa sortie de la cour, puis à écrire sur Twitter à propos de ses démêlés avec la justice.

Geneviève Sabourin a dû signer un nouvel ordre de protection en s’engageant auprès du juge à ne pas communiquer avec Alec Baldwin ni avec ses proches par courriel, message texte ou via les réseaux sociaux d’ici son retour devant la cour, le 19 décembre prochain.

Le juge lui a demandé si elle comprenait les conditions de sa libération. «Parfaitement», a répondu Sabourin, le visage fatigué.

Le procureur de l’État avait demandé une caution de 5000$ pour sa libération. Le nouvel avocat de Geneviève Sabourin, Rick Pasacreta, a toutefois réussi à convaincre le juge que la femme de 40 ans ne risquait pas de fuir. Il a aussi précisé que le visage de sa cliente était tapissé dans les journaux aux États-Unis et au Canada.

Il a rappelé que Geneviève Sabourin s’est présentée à ses cinq comparutions depuis son arrestation du 8 avril 2012, après que l’acteur Alec Baldwin l’eut accusé de harcèlement à son endroit. Il a précisé qu'elle aurait déboursé 100 000$ en frais divers, dont une somme de 5000$ pour se soumettre à une évaluation psychiatrique et qu'elle ne travaillait plus depuis plusieurs mois. Sabourin affirme avoir vendu sa maison pour défrayer tous les coûts.

La comédienne a été arrêtée mardi en raison d’une série de micromessages sur Twitter provenant de son compte personnel, des messages envoyés entre le 8 novembre et le 23 novembre dans lesquels elle s’adressait indirectement à la compagne d’Alec Baldwin, Hilaria. Un des micromessages contenait une vidéo où elle parlait de la cause.

Sabourin prétend que son avocat précédent lui avait dit par courriel que l’ordre de protection était levé depuis le 13 novembre. Elle affirme par ailleurs qu'elle ignorait que l'ordre impliquait aussi Mme Baldwin.

Un choc

À sa sortie du tribunal mercredi, malgré les conseils de son avocat, Geneviève Sabourin a répondu aux questions de journalistes new-yorkais, qui voulaient en savoir plus sur sa présumée relation avec l’acteur vedette de la série 30 Rock.

Elle leur a dit à nouveau que Baldwin et elle avaient entretenu une relation intime et que l’acteur a une cicatrice à l’aine. «Je ne peux pas tout vous dire, mais dès que les accusations seront tombées, je vais tout vous raconter, même les détails croustillants», a-t-elle promis aux médias, en disant qu’«elle vit une injustice».

«C'est Hilaria Thomas qui a appelé la police pour me faire emprisonner, donc elle n'est pas si zen pour une prof de yoga», a-t-elle ajouté. «Arrête», lui a répété son avocat, en invitant sa cliente à se taire.

Elle a indiqué à l’Agence QMI que son arrestation de la veille «a été un choc» et qu’elle n'en pouvait plus. «C'est très douloureux ce que je vis en ce moment», a-t-elle dit.

Avant de quitter, elle a posé pour les caméras avec son nouvel ordre de protection, même si son avocat le lui a déconseillé.

Une nuit pénible

C'est dans une cellule du tribunal qu'elle a passé la nuit. «J'ai été malade à cause des produits chimiques qu'ils ont utilisés pour désinfecter la cellule. J'ai fait une crise d'asthme et ils m'ont empêché de prendre mes médicaments, j'ai dormi sur le plancher froid», a-t-elle affirmé à propos de ses conditions de détention.

On lui a aussi confisqué son cellulaire. Elle prévoyait retourner à Montréal après avoir retrouvé son sac à main et son chien.

De retour sur Twitter

En fin d’après-midi, mercredi, alors qu’elle venait de rentrer à son hôtel après s’être acheté un nouveau téléphone, elle s’est mise à microbloguer sur Twitter. Elle a écrit: «Je n'ai jamais brisé l'ordre de protection contre Monsieur Baldwin, jamais! Donc ils n'ont pas mis de caution, mais c malgré tout abusif!»

Elle a aussi précisé: «Merci à tous pour vos encouragements. Le DA (NDLR : District Attorney) s'acharne sur moi, il n'y avait pas de raison de m'arrêter et donc j'ai été relâchée sans caution.»

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