/sports/hockey
Navigation
Hockey junior

Seth Jones a fait mentir son père

Seth Jones
Photo: Bruce Bennett/Getty Images/AFP / Archives Seth Jones, le premier choix potentiel au prochain repêchage de la LNH.

Coup d'oeil sur cet article

BUFFALO, New York — Popeye Jones essaie toujours de comprendre ce qui s’est passé.

«Je continue de m’informer auprès de vous. Le hockey ? Comment ceci est arrivé ?», s’est demandé l’ancien ailier de puissance de la NBA qui agit maintenant à titre d’entraîneur-adjoint avec les Nets de Brooklyn et qui est aussi le père de Seth Jones, le premier choix potentiel au prochain repêchage de la LNH.

Seth est un très bon joueur de basketball, d’après son père, mais en dépit de l’influence évidente de ce sport dans sa vie, il a choisi le hockey. Ses frères en ont fait de même : Justin a évolué brièvement avec l’Université de Denver et Caleb, 15 ans, a été sélectionné par les Winterhawks de Portland en troisième ronde de l’encan de la Ligue junior de l’Ouest. Probablement plus gros que son frère, Caleb porte l’uniforme de l’équipe majeure bantam des Stars de Dallas cette saison.

Qu’est-ce qui a incité Seth à opter pour le hockey ?

C’était en 2001, lorsque Popeye jouait avec les Nuggets de Denver et avait certains contacts afin d’obtenir des billets pour la finale de la coupe Stanley. À cette époque, Raymond Bourque a remporté son premier championnat en carrière, et ce, après avoir été échangé à l’Avalanche par les Bruins de Boston.

«Le septième match Colorado-New Jersey fut le plus beau moment de tous, selon moi, a déclaré Seth. Voir en personne Raymond Bourque, (Joe) Sakic et (Patrick) Roy soulever la coupe était incroyable.

«Nous étions sur le bord de la baie vitrée, dans le coin. C’était formidable.»

Quand Jones a entamé sa carrière dans la NBA avec les Mavericks de Dallas, il a tenu une activité pour appuyer une cause charitable, conjointement avec Mike Modano, des Stars. Il est alors devenu un partisan de l’équipe et un amateur de hockey, tout comme sa famille.

Seth a suivi des cours de patinage pendant un an avant de tenter sa chance dans son nouveau sport. Après la transaction avec le Colorado et la présence au septième affrontement de la finale de la coupe Stanley, la décision concernant son parcours professionnel était prise.

La défaite du basketball fut la victoire du hockey.

Devant Nathan MacKinnon?

Le défenseur de 6 pieds 4 pouces des Winterhawks lutte avec Nathan MacKinnon pour la première sélection du repêchage. Le récent rapport de la Centrale de recrutement de la LNH, émis la semaine dernière, plaçait Jones au premier rang des espoirs de l’Ouest, alors que MacKinnon était en tête dans la LHJMQ.

«Il est un défenseur unique. Je le considère le plus unique depuis Chris Pronger, a mentionné l’ex-directeur général de la LNH, Craig Button. Avec sa grandeur, il peut être dans toutes les situations de jeu. C’est difficile de trouver quelqu’un comme lui.»

Jones peut-il être choisi le premier ?

«Tout dépend de l’équipe qui sélectionnera au départ», a ajouté Button.

Jones est la tête d’affiche actuelle incarnant la progression du hockey aux États-Unis : un athlète hors pair avec une excellente génétique ayant choisi le hockey au détriment des trois autres sports majeurs.

«Il peut jouer au basketball. Il n’a jamais évolué dans les ligues, mais il en a déjà fait au gymnase et dans l’entrée extérieure de sa maison. Il est gaucher, il peut lancer et il est en bonne forme, a expliqué Popeye. Quand il était enfant, il voulait essayer d’autres choses – soccer, crosse -, mais avec le hockey, c’est devenu sérieux. J’ai grandi dans un environnement athlétique au Tennessee. Ce n’était pas le fait de pratiquer un sport en particulier, le basketball, le football ou le baseball ; j’ai joué les trois. Avec les saisons, cela a changé.

«J’ai demandé à Seth : «Pourquoi ne pas jouer au basketball ou au baseball ?» Cependant, il ne voulait rien faire d’autre que le hockey pendant toute l’année. Je lui ai dit : «Attend une minute, il y a plus qu’un sport.» Mais il a dit que c’est ce qu’il voulait faire et je l’ai appuyé. À ce stade, je lui ai donné des conseils pour qu’il soit le meilleur joueur de hockey possible.»

Popeye en a d’ailleurs obtenu quelques-uns lorsqu’il a croisé Sakic au Pepsi Center de Denver.

Les conseils de Sakic

Popeye, qui mesure 6 pieds 8 pouces, est venu à la rencontre de Sakic dans la salle de musculation, mais il n’était pas certain d’être reconnu par le capitaine de l’Avalanche.

«Je savais qui était Popeye. Comment pourriez-vous ne pas le savoir ?, a indiqué Sakic à l’Agence QMI le jour de son intronisation au Temple de la renommée. Il a joué avec les Nuggets et nous étions dans le même édifice. Nous nous sommes connus un peu à l’aréna et j’ai vraiment apprécié discuter avec lui. Je m’en souviens encore. Il disait : «Je ne sais pas pourquoi mes enfants jouent au hockey. Je voulais qu’ils jouent au basketball, mais que devais-je faire ?»

«Vous regardez Popeye et il est immense. Je lui ai demandé que son fils allait faire aussi bien que lui ? «Oui».

«Alors, je lui ai dit de le laisser patiner. C’est tout ce qu’il y a à faire. Avec sa grosseur, s’il peut patiner, le reste ne sera qu’une formalité et apparemment qu’il peut survoler la glace aussi.»

Quand on lui a spécifié que Seth avait décidé de jouer au hockey en le voyant soulever la coupe avec Bourque, Sakic a souri.

«Son père doit maintenant le regretter !, a-t-il blagué. Pas maintenant. Il sera le premier ou le deuxième choix au total et il aura une carrière exceptionnelle. Je crois qu’il a pris la bonne décision. Joue au hockey, garçon.»

 

Sur le même sujet
Commentaires