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autoroute 30

Des commerces inquiets

L’ouverture prochaine de l’autoroute 30 fait aussi des mécontents

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Des propriétaires de restaurants, dépanneurs et stations-service de la région de Beauharnois craignent l’ouverture de l’autoroute 30.

Des propriétaires de restaurants, dépanneurs et stations-service de la région de Beauharnois craignent l’ouverture de l’autoroute 30.

Ils se demandent ce qui arrivera d’une partie de la clientèle. Jusqu’à maintenant, des travailleurs des chantiers et plusieurs voyageurs interurbains faisaient vivre l’économie locale.

Avec le nouveau tronçon, qui ouvrira au mois de décembre, l’affluence sur la route 132 pourrait diminuer considérablement.

Christos Kouloukis, propriétaire de la pizzeria La Porte de Beauharnois ne sait pas à quoi s’attendre dans les prochains mois.

«Pour l’instant, c’est 50-50, plusieurs de nos clients s’arrêtent en chemin», a-t-il expliqué au Journal. Selon lui, une façon d’augmenter sa clientèle après l’ouverture de l’autoroute serait l’arrivée de nouvelles entreprises.

Déjà en 2006, des groupes locaux demandaient que la nouvelle autoroute soit construite à l’emplacement actuel de la 132. Ils estimaient que l’impact économique serait meilleur pour l’économie locale, en plus de couper la facture de construction de 200 M$.

Gaëtan Vallières, un mécanicien du village voisin de Léry croit que les ventes d’essence de son garage familial pourraient diminuer. Elles représentent une bonne partie du revenu de ce commerce qui se transmet de père en fils. Pour l’instant, il lui est difficile d’évaluer les pertes, mais il demeure convaincu qu’il y aura une baisse significative.

«Ça va baisser à cause du transport de marchandises», a-t-il dit. Selon lui, des camionneurs ne s’arrêteront plus pour remplir les réservoirs des camions. Ils préféreront les nouvelles stations situées à proximité de l’autoroute.

Soutien local

Selon Joanne Blouin, la directrice du Centre local de développement de Beauharnois-Salaberry, il y aura toujours de la place pour les commerces de proximité.

L’arrivée de nouvelles activités commerciales à cause de l’autoroute amènera travailleurs et nouveaux résidents, mais il y aura des impacts. C’est pour cette raison que son organisme a financé des projets de revitalisation. Il subventionne une partie de la rénovation des faça­des d’immeubles commerciaux.

La présidente de la Chambre de commerce locale, Geneviève Chevrier, est d’avis que les commerçants sont prêts pour la grande ouverture. Elle ne croit pas qu’il faut avoir des inquiétudes.

Selon elle, les commerces de la région attendaient l’ouverture de l’autoroute depuis trop longtemps. Certains ont même déménagé pour mieux se positionner du fait de la nouvelle route.

L’autoroute en chiffres
2009, l’année du début des travaux
1,50 $ pour le péage d’une voiture
42 km de nouvelles routes
30 nouveaux ponts
1 tunnel
200 000 m3 de béton
918 poutres
1,5 G$ Coût total dépensé par les gouvernements
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