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Drummondville

Décès de trois jeunes enfants

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À quelques semaines de Noël, trois jeunes enfants ont été retrouvés sans vie à Drummondville, hier. Une tragédie qui pourrait prendre les allures d’un drame familial.

Il s’agirait d’Anaïs, deux ans, de Loïc, quatre ans, et de Laurélie, cinq ans qui ont perdu la vie hier sur la rue Turcotte.

La Sûreté du Québec (SQ) considéraient officiellement ces morts comme «suspectes» en fin de soirée hier, alors que les enquêteurs des crimes contre la personne venaient à peine d’arriver sur place.

Selon nos sources toutefois, la thèse la plus plausible envisagée par les policiers pour l’instant est celui du drame familial.

La mère des trois enfants, Sonia Blanchette, 33 ans, aurait noyé les trois jeunes victimes, selon ce qu’a appris le Journal.

Séparée depuis quelques temps, Mme­ Blanchette n’avait pas la garde de ses enfants qui venaient la voir que très rarement, d’après Véronique, une voisine qui préfère taire son nom de famille. Les enfants habitaient avec leur père, assure-t-elle.

À chaque fois qu’ils lui rendaient visite, la mère de Mme Blanchette était sur place avec elle, assure cette voisine.

«J’ai entendu les cris de la grand-mère quand elle est rentrée et a trouvé les enfants cet après-midi (hier)», raconte Véronique, sous le choc.

Toujours selon ses dires, le père des enfants serait arrivé sur les lieux peu de temps ensuite, averti par la grand-mère des enfants. Il serait ensuite reparti, plus que bouleversé par le drame.

« Gros problèmes »

«Elle avait des gros problèmes», laisse tomber Manon Rougeau. Cette ancienne employeur de Mme Blanchette est propriétaire du restaurant Cité Grecque où Mme Blanchette a travaillé pendant six mois jusqu’à récemment.

Aussitôt qu’elle a appris les détails de cette terrible histoire, Mme Rougeau s’est précipitée sur les lieux du drame, soupçonnant l’identité de la mère.

Après les vérifications faites dans ses registres d’entreprise, c’était bel et bien son ex-employée.

«C’est tout un choc pour nous. On n’aurait jamais pensé qu’elle serait allée jusque là», lance-t-elle sous le coup de l’émotion. Elle la savait en difficultés, mais ignorait l’ampleur de la chose, relate-t-elle.

«C’est extrêmement difficile à comprendre, ajoute la propriétaire du restaurant. C’est un problème majeur de notre société», regrette la dame.

« Dépressive »

«C’est quelqu’un de bien bizarre. Elle est dépressive. Vraiment beaucoup», confie Véronique.

Lorsqu’on lui demande d’élaborer, elle se contente de répondre qu’ «il y a des affaires qui se disent pas».

Mme Blanchette étaient aux prises avec des procédures de divorce et d’autres concernant la garde d'enfant pendant près de deux ans et demi. Ces procédures ont pris fin au mois d’août dernier.

Vers 21h30 hier, la mère des enfants était toujours considérée comme un «témoin important» dans l’enquête, mais sans plus, a indiqué la porte-parole de la SQ, Christine Coulombe.

On prévoyait alors l’interroger aussitôt que son état de santé le permettait, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le coroner Yvon Garneau a été mandaté au dossier pour ordonner des autopsies. Les résultats préliminaires des causes probables des décès devraient être communiqués à la SQ.

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