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Drame familial à Drummondville

Des gestes inexcusables, dit Gaston

Isabelle Gaston
André Forget / Agence QMI Isabelle Gaston

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«Il n’y a rien qui puisse excuser des gestes aussi aberrants», a réagi Isabelle Gaston au sujet du drame familial qui a fait trois petites victimes à Drummondville, dimanche.

L’ex-conjointe de Guy Turcotte, cet ancien cardiologue qui a été déclaré criminellement non responsable des meurtres de leurs deux enfants pour cause de troubles mentaux, a mentionné hier que cette nouvelle l’a mise «à l’envers».

«C’est triste, pathétique. Encore une fois, ce sont des enfants sans défense qui écopent. Quand tu aimes tes enfants, ce n’est pas normal de vouloir les tuer, peu importe les raisons. Ça devrait être tolérance zéro. Il faut responsabiliser les agresseurs au lieu de chercher à les excuser par une supposée maladie», a mentionné l’urgentologue de Saint-Jérôme.

Selon elle, «les ressources d’aide sont là et c’est le devoir du parent qui vit une rupture, une dépression ou de la souffrance à aller les chercher avant d’en arriver là».

Pas sympathique

Pour le Dr Louis Bérard, directeur des services professionnels à l’Institut Pinel (l’hôpital psychiatrique d’où Guy Turcotte, toujours détenu, tentera à nouveau d’être libéré la semaine prochaine), le Québec a «encore de la misère» à déceler et à prévenir le «désespoir pas sympathique» des parents qui «réagissent à la perte de leur couple et de leurs enfants comme s’il s’agissait de leurs jouets ou de leur propriété».

«Ce n’est pas vrai qu’un drame familial tombe comme la foudre par un beau ciel bleu. Ces actes d’une grande violence sont toujours précédés de signes avant-coureurs qui vont en crescendo. Souvent, on entend dire que c’était imprévisible, mais ce n’est pas la réalité.»

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a renchéri en identifiant «trois lumières rouges» dans l’historique de la mère des victimes de Drummondville : des symptômes dépressifs, une accusation criminelle de tentative d’enlèvement d’un enfant et des droits de visite sous surveillance.

Il estime que malgré «trois études gouvernementales en 10 ans» sur le sujet, les intervenants québécois travaillent encore trop «en silo», chacun de leur côté.

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