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Le drame des policiers aussi

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La première chose à faire lorsque nous sommes des policiers arrivant sur les lieux d’un drame humain où il y a des victimes sans défense, c’est de vérifier s’il y a encore une chance de sauver des vies. C’est la situation qui est la plus difficile à gérer en émotion, et ce, pour tous les êtres humains.

La première chose à faire lorsque nous sommes des policiers arrivant sur les lieux d’un drame humain où il y a des victimes sans défense, c’est de vérifier s’il y a encore une chance de sauver des vies. C’est la situation qui est la plus difficile à gérer en émotion, et ce, pour tous les êtres humains.

Ce qui est le plus important, c’est de ne pas penser à ta famille. Il faut être capable de mettre ses émotions dans un tiroir. Les policiers ont le droit d’avoir des sentiments, mais il ne faut pas les montrer, car il faut être en mesure de pratiquer le travail pour lequel nous sommes mandatés.

C’est une scène de crime, mais surtout du drame humain. Il faut donc être capable de gérer les deux à la fois. Il faut fournir les services aux gens qui en auront besoin, en plus de mettre en branle l’enquête.

Pire enquête

Les émotions sont vives lorsqu’un policier arrive à un endroit où il y a des enfants qui sont victimes.

Dans cette optique, les policiers vivent aussi le drame. Ils ne peuvent donc pas retourner à la maison le soir, sans avoir fait le point entre collègues. En arrivant chez eux, ils doivent être capables de laisser cette histoire sur le perron.

Toutefois, ils vivront avec ces images-là toute leur vie. Il y a d’ailleurs des services offerts aux policiers pour les aider.

— Propos recueillis par Nicolas Lachance

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