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Drame familial à Drummondville

Sous le choc

La communauté de Ste-Christine a du mal à s’expliquer la mort des enfants

Sous le choc
Photo le journal de montréal, Jean-Virgile Tassé-Themens Face au drame, la garderie que fréquentait Anaïs, la plus jeune des trois victimes, était fermée hier et le restera aujourd’hui.

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«Quand j’ai vu la nouvelle, je ne voulais pas y croire», a dit Ernest Cormier, lorsque rencontré par le Journal, visiblement bouleversé.

 

STE-CHRISTINE | «Quand j’ai vu la nouvelle, je ne voulais pas y croire», a dit Ernest Cormier, lorsque rencontré par le Journal, visiblement bouleversé.

Anaïs, la plus jeune des enfants, fréquentait la Maison de la famille Valoise, une garderie de la ville voisine d’Acton Vale. Son frère et sa sœur avaient aussi déjà été dans l’établissement.

M. Cormier venait d’ailleurs de demander aux parents de venir chercher leurs enfants, étant incapable de poursuivre normalement l’horaire de la garderie tellement le choc était immense. Sa halte-garderie sera d’ailleurs fermée pour toute la journée de mardi.

La communauté de Ste-Christine, un village de 745 habitants en Montérégie, situé à une trentaine de kilomètres de Drummondville, avait du mal à expliquer, hier, les raisons de la mort d’Anaïs, de Loïc et de Laurélie.

C’est dans ce secteur que vivaient les trois enfants qui étaient sous la garde de leur père, Patrick Desautels, gestionnaire avec son père d’une entreprise en horticulture de la région.

«Elle était une enfant agréable, souriante et qui était très débrouillarde pour son âge», a ajouté M. Poitras.

Il était au courant qu’il y avait une ordonnance de la cour qui empêchait la mère d’avoir la garde de ses enfants. Selon lui, cette dernière ne se serait jamais présentée à la garderie pour violer cette entente.

Citoyens exemplaires

Selon la mairesse de Ste-Christine, ­Huguette St-Pierre-Beaulac, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans cette communauté où les ­citoyens se connaissent tous.

«Ce sont des choses qu’il est impossible d’expliquer. On ne pense jamais qu’un tel événement va arriver à côté de nous», a-t-elle dit. Pour l’instant, elle ne veut pas faire de pronostic sur les raisons de ce drame.

Elle a précisé que la famille Desautels est très impliquée dans la communauté. L’été, elle donne des arbres à la municipalité pour les redistribuer aux ­citoyens.

La mairesse a formé un comité d’entraide pour aider la famille. Car, malgré la tragédie, les activités à la pépinière familiale doivent se poursuivre. Le village compte déjà une longue liste de bénévoles prêts à donner un coup de main.

Au seul restaurant du coin et à l’hôtel de ville, des résidents ont installé des boîtes où il est possible de faire des dons pour la famille.

Aide psychologique

À l’école Notre-Dame de Ste-Christine, l’école que fréquentait depuis quelques mois Laurélie, le directeur général par intérim Éric Belval a expliqué que le personnel et les enfants avaient reçu de l’aide psychologique. Il a refusé de dire s’il avait vu quelque chose d’anormal­depuis quelque temps.

 

D’autres infanticides
Le 9 juillet 2012 –
Un père de famille, désespéré à l'idée de perdre la garde de ses enfants, a choisi de les tuer et de se suicider. Le corps de Jocelyn Marcoux, 48 ans, a été retrouvé calciné à l'intérieur de son garage à Warwick dans le Centre-du-Québec. À ses côtés, se trouvaient les dépouilles de ses enfants, Karen et Lindsey, âgés de 11 et 13 ans.
Le 4 novembre 2011 –
Les cadavres d'Emmanuelle Phaneuf et de sa fille, Laurie Phaneuf, 13 ans, née d'un père inconnu, sont découverts par la police dans leur appartement de Longueuil ; elles avaient été tuées à coups de couteau. François Tartamella, 34 ans, est accusé de meurtre prémédité.
Le 2 mai 2011 –
Le corps de deux enfants, Florence Houle, 18 mois, et Zacharie Houle, 8 ans, sont découverts dans une camionnette incendiée à Saint-Edmond-de-Grantham. Le père Martin Houle, 37 ans, est trouvé mort à un kilomètre de là.
Le 25 janvier 2010 –
Un père de famille, Serge Vézina, 50 ans, a tué son fils de 4 ans, Jérémie, avant de s’enlever la vie dans son domicile de Sainte-Julie. Tous deux ont péri par strangulation. Une rupture amoureuse pourrait expliquer le drame.
Le 12 juin 2009 –
Mohamed Lamine Keita, 40 ans, asphyxie son fils de 11 mois. Le décès de l'enfant est constaté à l'hôpital. Le père, dépressif après avoir perdu son travail, est arrêté et accusé de meurtre prémédité.
Le 31 mars 2009 –
Sabrina De Vito, 8 ans, et sa sœur, Amanda De Vito, 9 ans, sont découvertes par leur grand-mère dans leur résidence à Laval ; ils étaient les enfants de Giuseppe De Vito, 42 ans, recherché par la police depuis l'Opération Colisée, en novembre 2006. Les enfants auraient été empoisonnés ; la mère, Adèle Sorella, 43 ans, qui avait quitté la résidence, est arrêtée le 1er avril, elle est accusée du meurtre prémédité de ses deux filles.
Le 20 février 2009 –
Le cardiologue Guy Turcotte poignarde à mort ses enfants, Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, et Olivier Turcotte, 5 ans. Le père est trouvé inconscient dans la résidence qu'il avait louée pour 3 mois à Piedmont. Guy Turcotte et son épouse, Isabelle Gaston, étaient en instance de séparation.
Le 31 décembre 2008 –
Cathy Gauthier Lachance, 34 ans, et son conjoint Marc Laliberté, 36 ans, décident de se suicider et d’emporter leurs trois enfants, Joëlle Laliberté, 12 ans, Marc-Ange Laliberté, 7 ans, et Louis-Philippe Laliberté, 4 ans. Cathy Gauthier Lachance est la seule survivante. En octobre 2009, elle est condamnée à la prison à perpétuité pour les meurtres prémédités de ses 3 enfants.
La Cour suprême a accepté de l’entendre en appel.
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