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Québec | Psychoyhérapie

Accès universel?

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Le gouvernement québécois devrait couvrir les frais de psychothérapie afin de rendre plus équitable pour tous l’accès à ces services, recommande le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois.

«La psychothérapie demeure inaccessible financièrement pour plusieurs personnes atteintes de troubles mentaux, ce qui a pour effet de nuire à leur rétablissement. Pour bien des gens, la seule alternative est la médication», a fait état, mercredi, M. Salois, au moment où il déposait son rapport annuel d’appréciation de la performance du système de santé et de services sociaux.

Fruit de deux ans de travaux et de consultations, ce quatrième rapport met en évidence des lacunes dans la réponse aux besoins des Québécois souffrant d’un trouble mental et de leur famille.

«En complément à la médication, la psychothérapie est reconnue comme efficace afin d’accélérer la guérison et réduire les récidives. Malgré les coûts à court terme, l’accès élargi à la psychothérapie est un investissement rentable à long terme», a exposé le commissaire à la santé.

Le ministre Réjean Hébert n’est pas fermé à l’idée, mais il souhaite d’abord que l’INESSS (l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux) fasse l’analyse des coûts et bénéfices.

«Les incidences financières étant extrêmement importantes, je veux prendre une décision éclairée. Il faut voir s’il est opportun, à ce moment-ci, d’inclure la psychothérapie dans le panier de services assurés», a réagi le ministre de la Santé.

Médecins isolés

Au pays, ces coûts directs et indirects s’élèvent à 48,5 milliards par année. Une personne sur cinq est susceptible d’avoir un problème de santé mentale au cours de sa vie.

Selon le commissaire Salois, l’implantation des équipes de santé mentale de première ligne dans les CSSS reste inachevée.

Bien que les médecins de famille soient la porte d’entrée aux services dans 70 % des cas, ceux-ci sont isolés et ont peu de contacts avec les autres intervenants en santé mentale, ce qui nuit à la continuité des soins. «Plusieurs mesures prévues pour favoriser le rétablissement des personnes atteintes ne sont pas déployées partout, ce qui pose problème» a été en mesure d’observer M. Salois.

Même si le Québec arrive au troisième rang au Canada en ce qui a trait au nombre de psychiatres (11 pour 100 000 habitants), l’attente moyenne est de 36 jours pour obtenir une consultation. «Les délais sont longs pour un premier traitement. Il y a aussi des trous de service entre l’urgence, le médecin de famille et les différents intervenants» a soulevé M. Salois.

Le commissaire a de plus insisté sur l’importance d’agir de manière préventive, en particulier auprès des jeunes de moins de 25 ans. Une fois sur deux, les troubles mentaux se manifestent avant l’âge de 14 ans.

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée

 

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