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Pharmaciens

Ils pourront prescrire des médicaments et interpréter des analyses en laboratoires

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Dès l’été 2013, les Québécois n’auront plus patienter dans la salle d’attente de leur médecin pour renouveler leur prescription, car il sera possible de le faire en pharmacie.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, en a fait l'annonce hier. Il prévoit ainsi désengorger les listes d’attentes auprès des médecins de famille, grâce à une nouvelle entente entre le Collège des médecins du Québec (CMQ) et l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ).

« Concrètement, nous allons donner plus d’autonomie aux pharmaciens et libérer les médecins de plusieurs tâches administratives », a affirmé le ministre Hébert.

À la suite de l’adoption de la Loi sur la pharmacie, il y a près d’un an, les deux ordres professionnels sont parvenus à un accord concernant les règlements découlant de la législation.

La nouvelle Loi sur la pharmacie prévoit entre autres la prescription et l’interprétation des analyses en laboratoires pour les pharmaciens exerçant en établissement de santé. De plus, tous les pharmaciens pourront prolonger ou ajuster une ordonnance d’un médecin.

Mieux servir le public

Cette attribution de nouveaux pouvoirs aux pharmaciens avait soulevé des inquiétudes de la part de plusieurs médecins, mais le président-directeur général du CMQ, le docteur Charles Bernard, se veut rassurant. « Les deux ordres mettront sur pied un comité de vigie conjoint permettant de surveiller l’implantation des règlements et de mieux protéger le public », insiste-t-il.

Par ailleurs, le docteur Bernard est convaincu que cette réglementation permettra aux médecins de famille de diminuer une partie de leur travail qui consiste à effectuer des tâches répétitives.

La présidente de l’OPQ, Diane Lamarre, abonde dans la même direction. « L’OPQ et le CMQ n’avaient qu’une seule priorité : faire plus et faire mieux pour les patients. Les Québécois auront plus d’accès pour des soins et des services en pharmacie », affirme Mme Lamarre.

Par ailleurs, celle-ci souligne que les Québécois font preuve d’un grand enthousiasme envers ces nouvelles mesures.

« Lorsque le projet de loi a été adopté l’an dernier, plusieurs patients se sont présentés en pharmacie en pour profiter de ce service, alors que le pouvoir ne nous avait pas encore attribués. Je rappelle donc aux Québécois qu’il faudra attendre encore un peu avant de renouveler leurs prescriptions en pharmacie », soutient-elle.

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