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La mise à l’aveugle

Touchante Micheline Bernard

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Après le prometteur Nuages dans la ville, sorti en 2009, le jeune cinéaste montréalais Simon Galiero confirme son talent et son approche singulière avec son second long-métrage, La mise à l’aveugle.

 

La mise à l’aveugle • 3,5/5

Film de Simon Galiero Avec Micheline Bernard, Julien Poulin, Christine Beaulieu et Pierre-Luc Brillant.

 

Après le prometteur Nuages dans la ville, sorti en 2009, le jeune cinéaste montréalais Simon Galiero confirme son talent et son approche singulière avec son second long-métrage, La mise à l’aveugle.

Denise (Micheline Bernard) vient de prendre sa retraite. Planificatrice financière pour une grande entreprise, elle décide d’aller s’installer dans un petit appartement modeste, dans son quartier d’enfance.

Pour des raisons qu’on ignore, son fils (Pierre-Luc Brillant) la boude et ses anciens collègues de travail (dont son ancien mari campé par Julien Poulin) préfèrent l’ignorer.

On devine, au fil de leurs conversations, que Denise a fait quelques magouilles dans l’entreprise et qu’elle a effectué un ménage important au sein du personnel. C’est probablement la raison pour laquelle on ne l’invite plus dans les partys de l’entreprise.

Alors qu’elle est délaissée par les siens, Denise rencontrera des voisins qui l’inviteront à leurs parties de poker nocturnes. Un jeu pour lequel elle se découvrira un talent inattendu.

Le réalisateur Simon Galiero a eu la bonne idée de confier le rôle principal de son film à l’excellente Micheline Bernard, lui offrant du coup son premier vrai rôle au cinéma. L’actrice livre une performance touchante et pleine de nuances, dans la peau d’une femme confrontée au vide de sa vie.

Autour d’elle, Simon Galiero a concocté une galerie de personnages colorés et attachants, campés par des acteurs qu’on voit malheureusement peu (Louis Sincennes, Christine Beaulieu, Marc Fortin).

Le film mélange, avec finesse, poésie et réalisme, une touche d’humour absurde. Galiero a opté pour un jeu naturel, misant davantage sur les silences que les dialogues superflus.

Cela dit, le tout accuse quelques longueurs vers la fin et le peu d’explications fournies sur le passé du personnage principal pourrait déranger certains spectateurs.

La mise à l’aveugle n’en demeure pas moins une proposition singulière et intéressante qui mérite qu’on y jette un œil.

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