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Un pari risqué

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Témoigner ou ne pas témoigner? Voilà une grande question que doivent se poser l’accusé et son avocat.

Si le public peut avoir son opinion, tirer des conclusions sur le choix d’un accusé de ne pas offrir sa version des faits, le juge, lui, ne doit rien en déduire.

Pour un avocat, faire témoigner son client est toujours un risque. Le contre-interrogatoire peut être corsé, le client peut s’empêtrer dans sa version.

Aussi, plusieurs raisons peuvent le motiver à ne pas témoigner: la nervosité, la peur de ne pas être cru ou d’être contredit ou tout simplement, parce qu’on a commis le crime.

Comme il revient à la poursuite de prouver la commission de l’infraction hors de tout doute raisonnable, l’accusé n’est jamais contraint de témoigner à son procès.

Mais encore faut-il qu’un doute subsiste dans la preuve présentée. Dans le cas contraire, l’accusé n’aurait d’autre choix que de témoigner à son procès pour se défendre et faire surgir un doute.

Dans bien des cas, le juge est placé devant des versions contradictoires.

Dans la cause de Tania Pontbriand, le juge devra statuer sur la preuve entendue et voir si l’ensemble de la preuve établit la culpabilité hors de tout doute raisonnable.

Au juge Valmont Beaulieu maintenant de voir clair dans cette histoire.

-  Me Julie Couture, l'avocate du Journal

 

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