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Comme des raquettes

Comme des raquettes
Photo AFP L’ailier défensif des Texans J.J. Watt connaît une saison formidable. En plus d’être parmi les meilleurs dans la colonne des sacs et des plaqués, l’athlète de 23 ans se démarque également de ses concurrents par son nombre de passes rabattues.

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Lorsque viendra le temps de voter pour le joueur défensif de l’année, le nom de J.J. Watt devra assurément se retrouver parmi les finalistes.

Lorsque viendra le temps de voter pour le joueur défensif de l’année, le nom de J.J. Watt devra assurément se retrouver parmi les finalistes.

L’ailier défensif des Texans connaît une saison formidable. En plus d’être parmi les meilleurs dans la colonne des sacs et des plaqués, l’athlète de 23 ans se démarque de ses concurrents par son nombre de passes rabattues.

Quinze fois déjà, il a joué le tour aux quarts adverses. De ce nombre, cinq fois les passes qu’il a fait dévier se sont ­transformées en interception.

Watt, qui dispute seulement une deuxième saison dans la NFL, a un flair sans égal pour lire le jeu et reconnaître l’instant précis où le quart lancera le ballon.

S’il sait qu’il sera incapable de l’atteindre, il lève les bras pour obstruer sa ligne de passe.

Dans la peau de Watt

À 6 pi 5 po, il a le physique de l’emploi. Ses longs bras et ses mains géantes en font un prototype parfait.

La semaine dernière, sachant que Tom Brady aurait à ­négocier avec un tel moulin à vent, Bill ­Belichick s’est assuré de bien le préparer.

À l’entraînement, il a demandé au joueur qui se trouvait dans la peau de Watt de foncer sur Brady avec une raquette de racquetball dans chaque main.

Cette stratégie a permis à Brady de s’habituer à voir de grandes mains dans son champ de vision. Voilà qui a fonctionné à merveille puisque Watt n’a pas été en mesure de rabattre une seule passe. De plus, les Patriots ont lessivé les Texans par 42 à 14.

Jeu de rôles

Belichick n’est pas le seul à utiliser cette technique pour préparer ses joueurs à certaines particularités de l’adversaire.

Décortiquer les tendances de l’adversaire et recréer les conditions de match, c’est monnaie courante à l’entraînement.

Par exemple, quand un entraîneur sait qu’un bloqueur fera face à un ailier défensif rapide, il demandera à un receveur de passe de jouer ce rôle à l’entraînement.

Il cherchera ainsi à simuler la rapidité de l’ailier et ainsi permettre au bloqueur de travailler ses angles de blocage et son jeu de pieds.

Les attaques sans caucus ont de plus en plus la cote dans la NFL.

Pour simuler cette situation, l’entraîneur utilise, en alternance, deux unités ­offensives. Dès qu’un jeu se termine, la seconde remplace la première, ce qui laisse peu de temps à la défense pour s’ajuster. Comme lors d’un match.

Enfin, quand la défense fait face à un quart mobile, on essaie de voir quel joueur saura l’imiter à l’entraînement. C’est entre autres le cas des équipes qui affrontent Robert Griffin III.


– Propos recueillis par Jonathan Bernier

Une raquette de racquetball dans chaque main
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