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drôles d’oiseaux

Pour vous dire au revoir

L’engoulevent d’Amérique

Pour vous dire au revoir

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Après quatre ans de chronique «Drôles d’oiseaux» parue chaque semaine et, durant un long moment, accompagnée de «cartes postales» illustrant mes innombrables déplacements pour les photographier, le temps est venu de nous séparer. Ainsi en a voulu la direction du Journal.

Après quatre ans de chronique «Drôles d’oiseaux» parue chaque semaine et, durant un long moment, accompagnée de «cartes postales» illustrant mes innombrables déplacements pour les photographier, le temps est venu de nous séparer. Ainsi en a voulu la direction du Journal.

Pour nous accompagner dans ce dernier périple, j’ai choisi l’engoulevent d’Amérique qui, il y a quelques années, venait agrémenter de ses appels nos fins de journées.

Parmi les sept sous-espèces d’engoulevents d’Amérique, trois fréquentent le Canada. Les minimes différences étant réservées aux spécialistes, je ne retiendrai que les aspects les plus importants. De taille moyenne, l’oiseau se caractérise par des plumes élancées et pointues, une longue queue finement entaillée et surtout, surtout, pour Denise et moi, son appel si touchant et combien unique, son «pîînt» rauque, un brin mélancolique et répété à intervalles réguliers.

Sa grosse tête, ses immenses yeux, son petit bec capable d’ouvrir une bouche démesurée allait achever de transformer, du moins pour nous, cet être volant au-dessus de notre patio en une autre de ces merveilleuses créatures descendues des cieux.

Une espèce véritablement descendue des cieux, car, parmi ses lieux de nidification, les toits plats couverts de gravier l’ont, à une époque, attiré et, surtout, ont favorisé sa reproduction.

Mais depuis, nos méthodes de construction ont évolué et des études récentes ont observé un déclin de plus de 80% de l’espèce, à raison de 6% à 7% par année. Alors, il recherche désespérément ces dunes, ces plages, ces tourbières et combien d’autres endroits discrets où il peut nicher à même le sol sans être importuné.

Les causes de son déclin paraissent multiples, mais elles semblent toutes liées à notre comportement. Arrivées d’Amérique du Sud au printemps, les femelles, reconnaissables à leur bande blanche autour du cou et non pas chamois comme chez les mâles, incubent seules les deux seuls œufs.

Après une cinquantaine de jours, les jeunes, avant de retourner vers le sud, viendront effectuer un dernier ballet aérien au-dessus de notre jardin.

Ainsi s’achève cette série de «drôles d’oiseaux»... Au revoir et bonnes observations!

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