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Déontologie policière

Le comité rejette sa plainte

Sophie Dumais-Parent soutenait avoir été brutalisée par un policier du SPVM

Sophie Dumais-Parent
Photo CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES Sophie Dumais-Parent

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SAGUENAY  |  Une jeune femme de Dolbeau-Mistassini a perdu une manche devant le Comité de déontologie policière.

Sophie Dumais-Parent a vu sa plainte rejetée par l'organisme. Elle soutenait avoir été brutalisée par un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) après une soirée au bar le Radio Lounge en janvier dernier.

À sa sortie, elle avait posé sa main sur l'épaule d'un policier qui intervenait sur son frère en état d'ébriété. Elle croyait alors avoir affaire à un portier. Elle affirme avoir été prise par les cheveux, puis frappée au sol. Elle a assené un coup au visage de l'agent en tentant de se défendre.

«Ma tête frappait sur la glace, a-t-elle dit. C'était violent. J'en ai perdu un verre de contact. Une boucle d'oreille a été arrachée. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je croyais toujours que c'était un portier», a expliqué la jeune étudiante.

Le rapport du médecin traitant a conclu à un traumatisme crânien causé par une violence démesurée du SPVM. Photos à l'appui, elle croit que ses blessures témoignent de la brutalité de l'intervention. La Commission de déontologie conclut au contraire que la plaignante n'a pas présenté une preuve démontrant l'utilisation d'une force abusive lors de son arrestation.

L'organisme a plutôt retenu le rapport de l'agent du SPVM, un homme de couleur, qui affirme avoir été traité de «nègre» par l'étudiante, ce qu'elle nie avec énergie.

«Ça me démoralise de lire ces mensonges, a-t-elle dit. Certaines choses sont totalement fausses.»

Sophie Dumais-Parent a l'intention de contester la décision du Comité de déontologie. D'une façon ou d'une autre, elle va revoir les policiers devant le tribunal, puisqu'elle est accusée de voie de fait sur un agent de la paix.

 

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