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Temps supplémentaire au RTC

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La mauvaise gestion des ateliers mécaniques du Réseau de Transport de la Capitale coûte cher aux contribuables, dont 3,5 millions$ uniquement pour le temps supplémentaires aux employés depuis trois ans.

Le vérificateur général de la ville de Québec François Gagnon se base sur les heures supplémentaires effectuées par les employés pour mesurer l’impact de ces lacunes. Au garage de la rue des Rocailles et à celui du centre Métrobus, le temps supplémentaires a atteint 85 097 heures depuis 2009, soit une valeur de 3,5 millions$.

En 2011, la direction avait estimé que 13 615 heures seraient effectuées en surtemps, alors que les mécaniciens en ont fait le double, soit 26 842. Le vérificateur s’étonne aussi du fait que les mécaniciens et les carrossiers du RTC peuvent cumuler le surtemps sans limite. L’un deux possède une banque de 4900 heures, soit plus de deux ans de congé.

De plus, le RTC permet à un travailleur d’utiliser cette banque pour prendre congé une journée tout en effectuant du surtemps cette même journée, dans un autre quart de travail. «Un employé peut donc prendre huit heures dans sa banque et travailler cette même journée pour être payé ou accumuler un autre 12 heures», observe M. Gagnon.

Les failles

Les bris sur les autobus du RTC ne sont pas priorisés selon leur gravité, les pièces ne sont pas contrôlées ni les garanties des manufacturiers, note le vérificateur général de la ville de Québec François Gagnon. Dans son second tome, il révèle que les logiciels de gestion des heures travaillées et des paies sont différents et montrent des écarts importants.

De plus, contrairement aux concessionnaires automobiles, le temps de réparation requis pour un véhicule ne fait pas partie des pratiques du RTC. Par exemple, incluant le bon de travail du contremaître et le temps d’attente d’une pièce, un mécanicien du RTC a mis, en moyenne, 7,3 heures pour changer un boîtier de direction alors que le manufacturier évalue qu’il en prend 2,2 heures, c’est près de 4 fois plus.

M. Gagnon rajoute que les changements d’huile et de pneus, faits de façon préventive au RTC, sont exécutés si rapidement qu’ils augmentent considérablement les coûts d’opérations. «Si tous les changements d’huile étaient faits au minimum à 9000 kilomètres, le RTC économiserait 66 000$ par année», mentionne le rapport.

Le président du conseil du RTC, M. Raymond Dion, a dit prendre ces observations au sérieux. Il mentionne que des solutions ont été apportées à 40% des défaillances du vérificateur avec la présence d’un audit présidé par un expert indépendant. M. Dion a refusé d’élaborer sur les clauses syndicales avec les employés.

 

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