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Val-d’Or

Manifestation Idle No More

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Photo JAMES MASTERS / Agence QMI

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VAL-D’OR – Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or a joint sa voix au mouvement Idle No More en tenant une manifestation vendredi midi.Une cinquantaine de personnes ont participé à l'événement et des activités similaires ont eu lieu à Montréal, Québec, Ottawa, Saskatoon et Edmonton.

Le mouvement a pris naissance avec le déclenchement de la grève de la faim par la chef de la communauté crie ontarienne d’Attawapiskat, Theresa Spence. Elle entend la poursuivre jusqu’au moment où elle pourra rencontrer le premier ministre Stephen Harper. La directrice du Centre d’amitié autochtone, Édith Cloutier, l’assure de son appui entier.

«Souhaitons que monsieur Harper ait assez de cœur pour la rencontrer rapidement. Vous savez, quand on est rendu qu’on fait une grève de la faim, on a l’impression qu’on est rendu au bout de tout ce qu’on a pu essayer. C’est extrêmement courageux de la part de la chef Spence, de prendre une décision qui pourrait être tragique. Je pense que cela a suscité un grand éveil à travers le pays.»

Parler d’une seule voix

Cette action qui est menée un peu partout au Canada a permis une mobilisation générale pour dénoncer les gestes de l’actuel gouvernement.

«Idle No More est un mouvement populaire de protestation autochtone initié en réaction au projet de loi 45. Ce projet de loi omnibus inclut des changements majeurs à la Loi sur les Indiens et la Loi sur les eaux protégées, a expliqué Mme Cloutier. Il ne reste qu’une centaine de rivières qui sont protégées. Avant le projet de loi, on en avait des dizaines de milliers.»

Idéologie conservatrice

Ce projet de loi omnibus s’inscrit dans l’orientation du gouvernement Harper depuis qu’il est au pouvoir, d’ajouter la directrice du Centre d’amitié autochtone.

«Il y a environ une centaine de communautés autochtones au Canada qui n’ont pas d’eau potable et plus près de nous, à Kitcisakik, ils n’ont même pas d’électricité. La situation du logement est inadéquate et il y a beaucoup d’exemples semblables», a ajouté Mme Cloutier.

Ce n’est pas plus reluisant en matière de services sociaux. «Il y a eu beaucoup de compressions dans des programmes liés à la santé. Au niveau de l’éducation, on se retrouve avec un financement qui est de 3700 $ de moins pour chaque enfant autochtone vivant sur une réserve, par rapport aux enfants qui vont dans des écoles publiques de la province», de conclure Mme Cloutier.

 

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