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Quinlan, le projet canadien

Quinlan, le projet canadien
Photo d’archives Pour son développement, le jeune quart Kyle Quinlan est possiblement tombé dans la meilleure organisation.

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À une époque où les quarts canadiens sont pratiquement inexistants dans la LCF, je me suis toujours demandé ce que Marc Trestman pourrait réussir à faire avec l’un d’eux.

À une époque où les quarts canadiens sont pratiquement inexistants dans la LCF, je me suis toujours demandé ce que Marc Trestman pourrait réussir à faire avec l’un d’eux.

La mise sous contrat de Kyle Quinlan, qui a mené l’Université McMaster à deux finales de la coupe ­Vanier, pourrait me permettre d’obtenir une réponse à cette question. Bien entendu, Quinlan ne sera pas celui qui succédera à Anthony Calvillo. Il ne chaussera ­probablement pas les bottines de quart partant avant quelques saisons.

Cependant, pour son développement, le jeune athlète est possiblement tombé dans la meilleure organisation. Rares sont ceux qui auront la chance, comme lui, d’être dirigés par un spécialiste des quarts. Dans le milieu, Trestman est reconnu comme un véritable gourou des quarts. De plus, il pourra compter sur les judicieux conseils du plus prolifique quart de tous les temps, ­Anthony Calvillo.

À MOYEN TERME

Le triumvirat est complété par Jim Popp. Le directeur général des Alouettes a démontré, au fil des ans, qu’il ne craignait pas d’investir temps et argent pour développer les joueurs auxquels il croit. Grâce à lui, l’organisation est reconnue pour son flair et le fait qu’elle est capable de voir plus loin que le bout de son nez.

On en a vu des athlètes demeurer longtemps sur l’équipe d’entraînement avant de, finalement, devenir des joueurs-clés de l’organisation. En leur offrant un peu plus que ce qu’étaient prêts à débourser ses homologues, Popp a acheté du temps et forgé des joueurs vedettes. S.J. Green, Brandon Whitaker et ­Brandon London sont les meilleurs exemples dans la catégorie «joueur de premier plan ayant patienté longtemps».

D’ailleurs, dans son communiqué, le directeur général des Alouettes a assuré que Quinlan aurait une chance légitime de se faire valoir. S’agit-il de coup de marketing? Ça me surprendrait drôlement.

Réglé au quart de tour, Trestman n’est pas le genre d’entraîneur à perdre une minute de son temps avec un joueur s’il croit que celui-ci n’en vaut pas la peine. S’il ramène Quinlan, qui a participé au camp d’entraînement en 2012, ce n’est pas pour bien paraître. C’est que le jeune homme lui a démontré quelque chose d’intéressant.

LES INGRÉDIENTS SONT LÀ

Quinlan amène justement beaucoup d’ingrédients de qualités. Des ingrédients que pourrait faire fructifier un chef de la trempe de Trestman. À 6 pieds 3 pouces et 215 livres, il a définitivement le physique de l’emploi. C’est un quart précis. La saison dernière, il a complété 69% de ses passes. Il est également capable de protéger le ballon et prendre de bonnes décisions comme en font foi des 19 passes de touché contre seulement deux interceptions. Ce qui est sans compter ses 550 verges de gain au sol qui prouvent son côté athlétique développé.

Puisque Quinlan a pris part au dernier camp d’entraînement, les Alouettes ont été en mesure d’en savoir davantage à son sujet. Ils ont pu constater son degré d’intelligence, son bon comportement et avec quel sang-froid il se présente dans le caucus. L’ajout de ces autres ingrédients ne fait que confirmer le potentiel du jeune homme.

Comme je l’ai mentionné plus haut, Quinlan ne doit pas penser qu’il foulera immédiatement le terrain du stade Percival-Molson. La marche est haute entre le football universitaire canadien et la LCF. Cependant, on peut lui souhaiter d’être en mesure de se battre pour le poste de troisième quart et de gravir les échelons en temps et lieu.

En terminant, j’aimerais souhaiter à tous les ­lecteurs de cette chronique un joyeux Noël.

Il pourra compter sur les judicieux conseils d’Anthony Calvillo
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