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Justice | Animaux

Une garderie pour chiens

Une bataille judiciaire se dessine entre un homme d’affaires et la Ville de l’Assomption

Une garderie pour chiens
Photo Le journal de montréal, jean-virgile tassé-themens L’entreprise de M. Gingras, qui a reçu des dizaines de chiens depuis sa création, est située dans un secteur agricole.

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L’ASSOMPTION | Alors que des parents confient leurs enfants à la garderie avant d’aller travailler, d’autres personnes laissent leurs chiens chez Jean-Claude Gingras, qui exploite une «garderie pour chiens» depuis cinq ans.

La Ville de L’Assomption, au nord-est de Montréal, veut maintenant mettre un terme à cette pratique puisque, selon elle, Jean-Claude Gingras, le propriétaire du Loft des quatre pattes, opère bel et bien un chenil.

Elle a déposé une poursuite en octobre pour empêcher M. Gingras d’exploiter ce type de commerce interdit dans une zone agricole.

Des chambres

Que ce soit que pour quelques heures ou plusieurs jours, M. Gingras offre aux propriétaires de chiens de garder leurs animaux dans des chambres et dans un salon où il y a plusieurs coussins. Le tarif journalier est habituellement de 23 $.

Dans sa requête, la Ville de L’Assomption mentionne qu’elle a reçu une plainte d’un citoyen le 6 mai 2010.

En octobre de la même année, une fonctionnaire s’est rendue chez M. Gingras pour voir s’il exploitait un chenil.

«La technicienne en bâtiment a pu effectivement constater l’aspect commercial du Loft des quatre pattes, la présence d’au moins sept chiens et que les installations d’une partie de la résidence des défendeurs (...) avaient été aménagées de façon à exploiter un chenil accueillant de nombreux animaux», est-il écrit dans la poursuite.

Par la suite, M. Gingras et la Ville ont tenté à plusieurs reprises de trouver une entente, mais en vain.

En 2011, le comité responsable de l’urbanisme a refusé un changement d’usage pour créer un espace «garderie pour chiens et chats».

Au total, la municipalité a envoyé trois avis d’infraction à M. Gingras en l’espace de trois ans.

Pas de cages

Selon M. Gingras, l’interprétation de l’administration municipale est erronée puisqu’il n’exploite pas un chenil, mais plutôt une garderie où les chiens ne séjournent que de manière temporaire.

«Il y a une différence avec un chenil, car ici, il n’y a pas de cages», a-t-il expliqué au Journal au cours d’une visite des lieux.

Dans son garage double, il a aménagé un espace de jeu à aire ouverte en ajoutant des coussins et des sofas.

Le Journal a compté pas moins d’une dizaine de chambres au sous-sol. Dans la cour arrière, il y a plusieurs espaces pour permettre aux chiens de faire de l’exercice. Pour éviter les blessures, il y a même des tapis en caoutchouc.

 

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