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L’année des déjà-vu

L’année des déjà-vu
Photo d'archives Le Rouge et Or de l’Université Laval a remporté la Coupe Vanier face aux Marauders de McMaster.

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Cette dernière chronique de 2012 se veut une occasion en or de jeter un regard sur ce que les 12 derniers mois nous ont offert.

Cette dernière chronique de 2012 se veut une occasion en or de jeter un regard sur ce que les 12 derniers mois nous ont offert.

Que ce soit dans la NFL, chez les Alouettes ou au niveau du football universitaire canadien, une seule et même expression me revient en tête en analysant 2012: l’année des déjà-vu.

À commencer par le Super Bowl entre les Giants et les Patriots.

On se souviendra que sur la dernière séquen­ce offensive des Giants, il a fallu un catch spectaculaire de Mario Manningham, un jeu de 38 erges, pour leur permettre de conserver le ballon. Une séquence qui s’est finale­ment soldée par le touché d’Ahmad Bradshaw dans la dernière minute de la rencontre pour procurer un gain de 21 à 17 aux New-Yorkais.

Un scénario identique s’était produit en 2008. Les Giants avaient également eu besoin d’un touché dans la dernière minute, celui de Plaxico Burress, pour avoir le meilleur sur les Patriots, 17 à 14.

Qui ne se souvient de l’attrapé de David Tyree, sur une passe de 32 verges, permettant une fois de plus aux Giants de poursuivre leur dernière séquence offensive? Une fin de match identique à celle de 2012.

En regardant cela froidement, on peut affir­mer que les Patriots ont été à deux passes spectaculaires près de remporter cinq Super Bowls dans les années 2000.

La coupe des records

Du côté universitaire canadien, on espérait avoir droit à un match revanche entre le Rouge et Or et les Marauders de McMaster. Rappelons qu’en 2011 les deux formations s’étaient livré le duel de l’année, tous niveaux confondus, lors du match de la Coupe Vanier. McMaster l’avait emporté 41 à 38 en prolongation. On a été exaucé. Cette fois, Laval a eu le meilleur 37 à 14 dans ce que l’on pourrait appeler la Coupe des records.

Les 373 verges amassées au sol par l’attaque de Laval et les sept sacs du quart réussis par sa défense, deux records, lui ont permis d’établir une autre marque en remportant un septième titre canadien. Un titre remporté avec panache, où caractère, fierté et cran ont été nécessaires pour venir à bout d’une équipe chérie par la plupart des 37 098 spectateurs (un autre record) réunis au Rogers Centre de Toronto.

La fin est dans le stade

Pour la première fois depuis l’année 2000, les Alouettes n’ont pas atteint la finale de la Coupe Grey pour une deuxième année consécutive.

En 2011, ils avaient perdu 52 à 44 dans un match où la défense n’avait pas fait le boulot. La saison s’était terminée au Stade olympique dans une rencontre qui s’était décidée sur le dernier jeu offensif des Alouettes : une passe échappée par Brandon Whitaker.

Dans les semaines suivantes, on a dû remplacer les coordonnateurs offensif et défensif.

Scénario identique en 2012. Défaite au Stade olympique sur le dernier jeu offensif du match, une passe échappée de Brian Bratton. Une défense qui flanche en accordant 540 verges et le jeu de la chaise musicale qui reprend parmi les coordonnateurs. Bref, un autre retour à la case départ. En terminant, je désire vous souhaiter une bonne et heureuse année 2013 remplie de joie, d’amour et de bon football.

Il a fallu un catch spectaculaire de Mario Manningham pour leur permettre de conserver le ballon
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