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L’ère Lewis tire à sa fin

L’ère Lewis tire à sa fin
photo d’archives Après une formidable carrière de 17 saisons, Ray Lewis est destiné à faire son entrée au Temple de la renommée dès sa ­première année d’admissibilité.

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On a eu droit à deux grosses ­nouvelles pour le prix d’une cette semaine en provenance de Baltimore.

On a eu droit à deux grosses ­nouvelles pour le prix d’une cette semaine en provenance de Baltimore.

D’un seul et même souffle, Ray Lewis a ­annoncé qu’il reviendrait au jeu aujourd’hui et qu’il prendrait sa retraite au terme des ­éliminatoires.

Même si on ne connaît pas le rôle qu’occupera le secondeur intérieur vedette face aux Colts, il s’agit d’une annonce plutôt ­spectaculaire. À l’image du joueur.

Après tout, il revient d’une blessure ­majeure. Une déchirure à un triceps subie le 14 octobre qui lui a fait rater 10 rencontres.

Peu importe qu’on l’utilise sur une base régulière ou dans des situations précises, Lewis aidera les Ravens par sa seule présence. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard s’il a annoncé son retour mercredi matin. La préparation des équipes qui jouent le dimanche commence justement le mercredi. C’est évident que cette nouvelle a aidé à la préparation des Ravens en stimulant les troupes.

Histoire d’amour

Les amateurs des ­Ravens y trouveront également leur compte. Peu ­importe le résultat de ce match, il s’agira probablement du dernier de Lewis au stade M&T Bank. Ses partisans auront donc ­l’occasion de lui faire des adieux bien mérités. Quand on sait l’histoire d’amour qui s’est tissée au fil de ses ans entre Lewis et les partisans des Ravens, on peut s’attendre à ce que l’athlète de 37 ans reçoive une ovation méritée.

Lewis aura joué 17 saisons dans la NFL. Cette longévité est justement ce que je retiens le plus de son passage de 17 saisons dans l’uniforme des Ravens. Car au poste de ­secondeur intérieur, on se retrouve au centre de l’action à tous les jeux.

Chaque fois que le centre adverse lève le ballon, on peut s’attendre à subir deux contacts: le premier avec l’adversaire qui bloque, le second avec celui qui plaque. Pas besoin de vous dire qu’il faut être fait fort pour endurer ça pendant toutes ces années. Simplement en comptant ses propres plaqués, Lewis a subi 2 050 contacts au cours de sa ­carrière!

Grand orateur

Au fil des ans, il a également prouvé qu’il est un grand meneur. Certains le sont en ne faisant pas de vague, mais en montrant l’exemple. Lui, il était un leader complet. ­Celui qui parle fort et qui agit.

Sa vitesse d’exécution, son anticipation et sa lecture du jeu prouvaient son niveau de préparation élevé. Son éthique de travail était irréprochable.

Son côté motivateur n’avait également pas son pareil. Ses talents d’orateur lui permettaient d’aller chercher les émotions de chacun de ses coéquipiers. Être capable de le faire malgré le fossé des générations qui se creuse au fil des ans révèle ce grand talent.

D’ailleurs, j’ai déjà hâte d’entendre le discours qu’il livrera lors de son admission au Temple de la renommée du football. Avec la carrière qu’il a connue, Lewis devrait être immortalisé dès sa première année d’admissibilité. Puisqu’il aura cinq ans pour se préparer, ce discours devrait faire des flammèches.

– Propos recueillis par Jonathan Bernier

 

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