/lifestyle/health
Navigation
Santé

Froid à mourir

Froid à mourir
photo fotolia Lorsque la température du corps baisse, nos muscles tentent de se réchauffer par un mécanisme thermorégulateur que nous connaissons sous le nom de frisson.

Coup d'oeil sur cet article

Depuis quelques jours, le réchauffement de la planète peut nous apparaître comme une délivrance plutôt qu’une menace! Il fait froid. Trop froid pour ne pas prendre soin de bien se protéger.

Depuis quelques jours, le réchauffement de la planète peut nous apparaître comme une délivrance plutôt qu’une menace! Il fait froid. Trop froid pour ne pas prendre soin de bien se protéger.

La température de notre corps se maintient en situation normale à 37,2 °C. Lorsqu’il n’y a pas de déplacement d’air, la chaleur que dégage notre corps réchauffe la couche d’air à la surface de notre peau. Si le vent chasse sans cesse cette couche d’air chaud, nous ressentons une température plus basse que la température réelle de l’air ambiant. C’est ce qu’on appelle le facteur de refroidissement éolien. Notre corps doit alors lutter pour compenser la perte de chaleur afin de maintenir sa température à son niveau normal.

Des mécanismes permettent à notre corps de réagir aussitôt pour se protéger. Les vaisseaux sanguins de notre peau, nos bras et nos jambes se contractent pour restreindre l’apport sanguin vers nos mains, nos pieds, notre nez et nos lobes d’oreilles afin de maintenir la température de nos organes vitaux. Un phénomène appelé vasoconstriction. Ce mécanisme est absent au niveau de la tête afin d’éviter que notre cerveau soit privé d’oxygène. Si la température de notre corps continue de s’abaisser, il décidera alors de produire lui-même de la chaleur en brûlant du glycogène, un carburant stocké dans nos muscles. Un mécanisme thermorégulateur qui provoquera la contraction involontaire des muscles pour les faire bouger afin qu’ils produisent de la chaleur. C’est ce qu’on appelle le frisson puis, par la suite, le grelottement. C’est le temps de se mettre à l’abri, car la description de la suite des événements donne la chair de poule...

GELER

La peau exposée à un froid intense peut geler entre 6 à 10 minutes. Généralement, ce sont nos extrémités qui sont d’abord menacées: oreilles, nez, joues, menton, doigts et orteils. Les engelures peuvent causer des lésions comparables à celles de brûlures d’intensité légère à grave. Les zones atteintes deviennent insensibles et présentent un aspect de couleur blanche. Les engelures importantes peuvent entraîner une perte de sensation à long terme, voire permanente. Dans les cas les plus graves, la gangrène s’installe et l’amputation devient nécessaire.

L’hypothermie s’installe sournoisement. Elle survient lorsque la température du corps descend sous les 35 °C. La sensation de froid intense et les frissons persistants sont suivis, si l’exposition au froid perdure, de sensations d’euphorie et d’ivresse puis, de désorientation et de confusion. À 27 °C, le coma s’installe puis, lorsque la température corporelle voisine les 22 °C, la mort, généralement par arrêt cardiaque, survient. Un mauvais sort qui guette froidement les sans-abri...

 

Commentaires