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Les paramédics en grève

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En grève depuis deux semaines, les ambulanciers paramédicaux ont lancé leur tournée de diverses régions du Québec dimanche afin de faire pression sur le gouvernement.

Dans une ambiance bon enfant, une centaine d’ambulanciers se sont rassemblés avec leur famille devant un centre opérationnel d’Urgence-santé, premier arrêt de leur tournée, pour «faire du bruit».

«Aujourd’hui, (dimanche) commence une tournée importante pour démontrer au ministère que nous voulons des dates de négociations», a affirmé Dany Lacasse, vice-président du secteur privé à la Fédération de la Santé et des Services sociaux et la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN).

La tournée doit marquer un arrêt lundi à Sherbrooke, devant le bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert. La caravane de 906 ambulanciers doit ensuite se rendre à Chicoutimi mardi, puis Sept-Îles mercredi, à Jonquière jeudi et à Québec vendredi.

«Notre convention collective est échue depuis mars 2010, a rappelé Dany Lacasse. Nous sommes en négociations depuis février 2011 et nous n’avons pas de réponse du ministère depuis le 22 décembre.»

Des aires de jeux pour la luge et le hockey ont été aménagées dimanche pour les enfants aux abords du centre opérationnel de Montréal.

«Je suis venu ici aujourd’hui parce que dû à nos conditions de travail qui sont plus difficiles, on est plus fatigués, on passe peut-être un peu moins de temps de qualité avec nos enfants, donc on a décidé de faire une manifestation familiale», a témoigné un paramédic à Urgence- Santé, Martin Coulon, venu avec sa fille.

«Nous revendiquons une rémunération du régime de retraite ainsi qu’une réduction du nombre d'échelles de salaire», a assuré un membre du Comité national pour les paramédics affiliés à la CSN et ambulancier depuis 1989, Réjean Leclerc.

Il a rappelé que la profession d’ambulancier étant à risque et les carrières plus courtes. Les salariés «aimeraient que les contributions au régime des retraites en tiennent compte».

Selon M. Leclerc, 2500 ambulanciers mènent une grève illimitée qui n’affecte pas les services essentiels, assurés à 100 %.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a affirmé dimanche après-midi qu’il «n’y a pas de rupture de négociations» entre le gouvernement et les employés paramédicaux.

«On est toujours en discussion avec les ambulanciers. Alors, pour nous, la négociation se poursuit», a-t-il indiqué.

Selon lui, même si «la marge de manœuvre du gouvernement est extrêmement limitée», le ministère a soumis des offres au syndicat.

«Ils sont en train d’analyser certaines propositions concernant le régime de retraite», a précisé le ministre.

Le Dr Hébert a également tenu à rassurer la population sur les frais encourus par cette grève déclenchée le 24 décembre dernier.

«Ça ne coûte pas vraiment plus cher au gouvernement. Ils doivent assurer les services essentiels comme en temps normal, a dit le ministre. Ils mettent en branle des moyens de pression qui ont surtout des conséquences administratives, mais ce n’est pas un conflit qui va causer des impacts budgétaires importants.»

Réjean Hébert estime que la grève des paramédics n’est pas en cause dans la hausse des taux d’occupation dans les urgences des hôpitaux de la province.

«Les ambulanciers ne préviennent pas les salles d’urgence lorsqu’ils transportent des cas de moindre importance, des cas bénins. Ça cause des difficultés, mais rien pour compromettre la sécurité et la santé des patients», a-t-il assuré.

Selon lui, l’engorgement des salles d’urgence est dû à de «multiples facteurs », dont la grippe et l’épidémie de gastro-entérite.

«Vous avez également la période des fêtes où les activités dans les centres hospitaliers sont ralenties. Il y a des lits de fermés», a-t-il ajouté.

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