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Services publics | Haltes routières

Litige sur l’autoroute

L’exploitant veut annuler le contrat avec le ministère des Transports

halte routière st nicolas
Photo d'archives, Stevens Leblanc

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Malgré les déboires financiers du gestionnaire, les sept nouvelles haltes routières au Québec demeurent en opération en attendant un règlement avec le gouvernement.

Malgré les déboires financiers du gestionnaire, les sept nouvelles haltes routières au Québec demeurent en opération en attendant un règlement avec le gouvernement.

La société en commandite Aires de services Québec, présidée par le promoteur immobilier André Pelchat, est à couteaux tirés avec le ministère des Transports. L’entente de partenariat public-privé conclue, il y a deux ans, prévoyait que la société exploite les sept nouvelles aires de services et que le gouvernement en demeure propriétaire.

Selon l’entreprise, le ministère des Transports refuse, depuis deux ans, de lui verser les loyers pour l’exploitation des bureaux d’information touristique implantés dans chacune des nouvelles haltes routières construites dans plusieurs régions de la province.

«Cela représente un manque à gagner de plus de deux millions de dollars, soit 27 % des revenus de nos sites», précise David Cannon, porte-parole de la société.

Les tribunaux

La compagnie exploitante s’est d’abord adressée aux tribunaux pour tenter d’obtenir les montants dus. Aires de services Québec exige même la résiliation complète du contrat, qui est d’une durée de 30 ans. Une poursuite a également été intentée contre le ministère, mais aucune entente n’a été conclue pour dénouer cette impasse.

Selon M. Cannon, c’est une clause contenue dans l’entente de partenariat public-privé qui a provoqué ce litige entre les deux parties. «Nous maintenons nos services dans nos établissements, tous fonctionnent très bien et entraînent un haut taux de satisfaction de la part de la clientèle», dit-il.

Avis d’intention

La société en commandite vient tout de même de soumettre un avis d’intention de proposition à ses créanciers. L’entreprise traîne des dettes de 37 millions. La majorité des créances, soit 31 millions, est due à la société de services financiers Canada Life, le principal prêteur.

«Nous cherchons à récupérer les montants dus, à rompre le contrat et toucher des indemnités», expose M. Cannon. Les créanciers recevront une proposition financière au cours des prochaines semaines. Un syndic se charge du dossier.

Les sept sites de services routiers en question sont situés à Rivière-Beaudette, à Rigaud, Melbourne, Maskinongé, Saint-Augustin-de-Desmaures, Saint-Jérôme et Magog. La direction du ministère des Transports refuse de commenter la situation afin de ne pas perturber le déroulement du processus juridique.

 

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