/entertainment/music
Navigation
Anik Jean

Anik Jean... jouer avec le feu

« Je n’ai jamais voulu faire de mal », confie-t-elle

Anik Jean… jouer avec le feu

Coup d'oeil sur cet article

L’artiste de 35 ans, Anik Jean, était sous le choc hier. Oui, elle a fait jaser, mais sûrement pas de la manière qu’elle espérait. «Je suis vraiment désolée, jamais je n’ai voulu faire de mal ou de peine à qui que ce soit. Faut croire que ma démarche était un jeu dangereux» confiait-elle, en fin d’après-midi hier...

L’artiste de 35 ans, Anik Jean, était sous le choc hier. Oui, elle a fait jaser, mais sûrement pas de la manière qu’elle espérait. «Je suis vraiment désolée, jamais je n’ai voulu faire de mal ou de peine à qui que ce soit. Faut croire que ma démarche était un jeu dangereux» confiait-elle, en fin d’après-midi hier, en exclusivité au Journal de Montréal.

Elle l’avoue, c’est elle-même qui a envoyé et fabriqué ces missives inscrites des mots «minable» et « je n’arrêterai pas», construites à partir de lettres découpées dans les journaux. «En passant, le «J» est difficile à trouver. Et ça m’a pris plusieurs heures» dit-elle, un peu pour alléger l’atmos­phère. Elle a fait parvenir 150 lettres aux journalistes et chroniqueurs culturels du Québec, flairant un bon coup de promotion pour le lancement de son prochain album.

«Aujourd’hui, à entendre certaines réactions très dures et quand je pense à ce que je voulais vraiment faire, je me sens comme le «joker dans Batman», explique Anik.

Le referait-elle?

«Je ne le sais pas. Ça mérite réflexion. Par contre, si je me fie à ma démarche artistique qui m’apparaissait inoffensive, je suis tentée de dire oui, mais je comprends aujourd’hui que certains journalistes et chroniqueurs, qui ont reçu les lettres et ont été victimes de menaces dans le passé, ont pu être blessés et je m’en excuse. Mais c’est important qu’ils sachent que ce n’était pas le but» précise-t-elle sur un ton très sincère.

Anik Jean croit que les gens comprendront mieux lorsqu’ils entendront les chansons de cet album dont le titre est Schizophrène, qui sortira en février prochain.

«Moi, je suis noir ou blanc, tout ou rien. Je ne veux jamais faire comme les autres. Cette démarche était pour moi une façon d’intéresser les journalistes à mon projet afin que mon album ne se retrouve pas sur une pile ou dans le bac à déchets à recycler. Faut croire que je n’ai pas été comprise. Mais je tiens à préciser que les mots utilisés n’étaient pas des attaques personnelles à l’endroit des journalistes qui ont reçu les lettres. Je ne pensais pas que cette idée de promotion allait me mener là.»

L’intimidation

Hier, sa boîte de courriels était pleine. Certains messages étaient «très durs» dit-elle. Des collègues artistes lui ont fait parvenir des mots d’appui qui l’ont «touchée.» Elle ne les nommera pas. Sa mère l’a aussi encouragée.

«Je respecte cela, tout le monde a droit à son opinion. Mais les gens qui me connaissent savent que je n’ai jamais voulu blesser personne. J’ai déjà été victime d’intimidation dans ma carrière donc je ne veux certainement pas le faire vivre. Disons qu’aujourd’hui, je suis un peu dépassée par les événements.»

Son homme, Patrick Huard, a appuyé sa démarche artistique d’un goût douteux.

«Il a compris parfaitement ce que je voulais faire. C’est difficile d’attirer l’attention aujourd’hui. Donc j’ai voulu faire différent. Cet album très «rock» est important pour moi. Si les journalistes se donnent la peine de l’écouter, ils comprendront mieux ma démarche. Cette fille qui envoie ces lettres est mon personnage, Kina, une justicière. Faut croire que ce ne fut pas saisi...»

A-t-elle peur d’être boudée par les radios?

«Je n’ai pas de pouvoir là-dessus, mais j’espère que non.»

Hier, disons qu’Anik Jean semblait dépassée par les événements. Oui, le Québec sait maintenant qu’elle sort un nouvel album, mais certains diront qu’elle joue avec le feu...


Schizophrène sort le 26 février dans le cadre d’un concert lancement au Club Soda.

Commentaires