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De bonnes résolutions... pour Québec

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Sur la scène politique, l’année a été presque cauchemardesque, et il semble évident que Québec espère une embellie en 2013.

Sur la scène politique, l’année a été presque cauchemardesque, et il semble évident que Québec espère une embellie en 2013.

Or, ce n’est pas en répétant les mêmes gestes qu’on obtient des résultats différents. De «bonnes résolutions» s’imposent. Inutile de former une table de concertation ou un comité de sages. La classe politique québécoise pourrait facilement s’inspirer des résolutions les plus populaires et des conseils qu’elle-même prodigue souvent.

Perdre du poids

Entre 2000 et 2012, la population québécoise a augmenté de 9,5 %. Pourtant, la taille de l’État, mesurée par les dépenses du gouvernement du Québec, a grimpé de 35 % (en dollars constants). L’appareil gouvernemental ne peut engraisser aussi rapidement sans menacer la santé de l’économie du Québec. Dans l’intérêt de la province, il devrait s’imposer un régime minceur et retrouver rapidement un poids santé.

Se mettre en forme

C’est au Québec que les employés du secteur public travaillent le moins d’heures annuellement. Il s’agit d’un écart de 70 heures relativement à la moyenne de l’ensemble du Canada et de 139 heures (soit l’équivalent d’un mois) par rapport à ceux d’Alberta. Ils travaillent également 32 heures de moins que l’ensemble des Québécois. Imaginez tous les services supplémentaires que l’administration publique pourrait fournir aux citoyens si ses fonctionnaires étaient plus «en forme»!

Payer ses dettes

De 1975 à 2011, la dette par habitant du gouvernement du Québec a augmenté de 600 % (en dollars constants). Aujourd’hui, elle atteint près de 23 000 $ par personne. Si l’on tient compte de l’ensemble du secteur public, la dette avoisine 32 000 $ par Québécois ou plus de 63 000 $ par travailleur. Quand on croule sous les dettes, on coupe sa carte de crédit et on s’impose un plan de remboursement.

Être plus indépendant

La péréquation nette que perçoit le Québec atteint 943 $ par habitant. Mais Québec trouve ce montant insuffisant et pleurniche continuellement pour obtenir davantage. N’est-il pas temps pour la classe politique de montrer qu’elle est capable de se sevrer de sa dépendance économique envers Ottawa? Quand on veut voler de ses propres ailes, il faut couper le cordon ombilical!

Apprendre quelque chose de nouveau

Si la classe politique cherche l’intérêt des Québécois, il lui faut s’initier rapidement aux principes économiques les plus élémentaires. Elle apprendra, entre autres, que trop d’impôt tue l’impôt et freine la prospérité ou encore que le calcul des «retombées économiques» est une fraude intellectuelle.

Se mêler de ses affaires

Si les Québécois sont assez «grands» pour travailler, payer des impôts et voter, ils le sont également pour savoir ce qui doit entrer dans leur assiette ou le temps qu’ils devraient consacrer à l’exercice physique. La classe politique devrait enfin réaliser que les Québécois éxècrent son côté paternaliste et moralisateur.

Si les résolutions du Nouvel An sont souvent abandonnées dès la fin janvier, les Québécois ont au moins le mérite d’avoir essayé de les tenir. En revanche, la classe politique vit selon le principe «Fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais». Il est temps pour elle de prêcher par l’exemple!

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