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Promotion | Album

Une campagne de promotion qui rate la cible

Certains journalistes ne l’ont pas trouvé drôle

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Parlez-en en bien, parlez-en en mal... La campagne de promotion pour le nouvel album d’Anik Jean a donné de nombreuses sueurs froides à plusieurs journalistes qui ne la trouvent vraiment pas drôle aujourd’hui.

Parlez-en en bien, parlez-en en mal... La campagne de promotion pour le nouvel album d’Anik Jean a donné de nombreuses sueurs froides à plusieurs journalistes qui ne la trouvent vraiment pas drôle aujourd’hui.

Parce que son nouvel album s’appelle Schizophrène et que le premier extrait, Minable, parle d’intimidation, Anik Jean et son équipe ont eu l’idée d’envoyer deux messages anonymes dans lesquels il était écrit «Minable» et «Je n’arrêterai pas», à plusieurs représentants des médias, l’automne dernier.

Certains destinataires ayant reçu les missives à leur domicile personnel, ils ont rapidement cru qu’ils avaient affaire à une personne complètement dérangée. Pas de quoi être rassuré lors d’un automne marqué par des tueries au Métropolis et au Connecticut.

Quelques plaintes auraient même été déposées dans des services de police à Montréal et Québec.

Campagne malhabile

Le petit manège s’est étendu sur plus d’un mois, jusqu’à ce qu’un nouvel envoi, mardi dernier, annonce qu’il s’agissait d’une promotion pour Anik Jean.

Frustrés d’avoir inutilement vécu plusieurs semaines d’angoisse, certains journalistes ont annoncé qu’ils boycotteraient désormais la chanteuse.

Les personnes rejointes par le Journal ont toutes unanimement condamné cette campagne de promotion jugée très malhabile.

« Ce qu’ils ont dit... »
«
On vient de passer un mois d’angoisse, ma blonde (Marie- Andrée Poulin, de TVA) et moi. La personne qui a pensé à ça, c’est un imbécile. C’est une joke de très mauvais
goût.»
– Richard Petit, chanteur
«
Dans les idées de promotion totalement ratées et imbéciles, c’est pas mal dans le top 1 et ça fait 35 ans que je travaille dans la musique. Ce n’est pas une stratégie très brillante.»
– Sylvain Ménard, animateur radio
«
Je trouve ça très malhabile. Je comprends l’idée d’attirer l’attention, mais j’ai 42 ans et je n’ai pas besoin de recevoir une lettre de bêtises pour compren­dre c’est quoi l’intimidation.»
– Dominic Arpin, animateur télé
«
C’était une déci­sion d’équipe avec Anik. On assume nos trucs. L’album s’appelle Schizophrène. Il fallait s’attendre à ce qu’il y ait quelque chose de spécial. Ça fait partie de la stratégie.»
– Nicolas Lemieux, imprésario d’Anik Jean
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