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Carey Price, enthousiaste à l'aube de la nouvelle saison

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Vivre dans le passé n'amène jamais rien de bon. Surtout lorsque vous avez fini au 15e rang de votre association et 28e dans le circuit. Voilà pourquoi Carey Price compte rapidement faire oublier la saison de misère que le Canadien a connue l'hiver dernier.

 

Vivre dans le passé n’amène jamais rien de bon. Surtout lorsque vous avez fini au 15e rang de votre association et 28e dans le circuit. Voilà pourquoi Carey Price compte rapidement faire oublier la saison de misère que le Canadien a connue l’hiver dernier.

De retour hier sur la glace du Complexe sportif de Brossard en compagnie de 17 de ses coéquipiers, le gardien du Canadien a indiqué qu’il avait bon espoir de voir la nouvelle organisation mise sur pied au cours de la saison morte relever la barque.

«Je sens déjà des vibrations positives. L’attitude et l’ambiance semblent déjà différentes.»

Du groupe d’entraîneurs en place l’an dernier, seul Pierre Groulx (Larry Carrière a retrouvé le poste d’adjoint au directeur général) est parvenu à éviter le couperet. Un soulagement pour Price, qui travaille en étroite ­collaboration avec Groulx depuis trois ans.

«La relation entre un gardien et son entraîneur est primordiale. Et elle n’est pas facile à bâtir, a soutenu Price. La nôtre, on a mis trois ans à la bâtir et elle est excellente. ‘‘PG’’ me connaît autant en tant qu’athlète qu’en tant qu’individu.»

Tirs de barrage

D’ailleurs, accompagnés de Peter Budaj, les deux hommes se sont donné rendez-vous dans l’Ouest canadien, où ils ont travaillé sur ­certains aspects de leur jeu. C’était, bien ­évidemment, avant que Gary Bettman ne ­déclenche le lock-out.

«Je veux que mes faiblesses deviennent mes forces», a lancé l’homme masqué de 25 ans.

Avec un dossier de cinq gains contre huit revers en tirs de barrage (5-12 pour le Canadien), Price a évidemment passé beaucoup de temps à tenter d’améliorer cet aspect du jeu.

«Si nous avions remporté plus de matchs en tirs de barrage, nous ne nous serions pas retrouvés dans un tel pétrin. Nous aurions participé aux séries éliminatoires», a-t-il ­souligné, à juste titre.

À une journaliste qui lui rappelait qu’il avait déjà été efficace en fusillade puisque c’est de cette façon que le Canada avait vaincu les États-Unis en demi-finale du Championnat mondial junior de 2007, Price a soutenu qu’il ne s’agissait là que d’une illusion.

«Les gens ont tendance à oublier que j’ai été déjoué à quatre reprises. Une chance que nous avions Jonathan Toews de notre côté (NDLR: Toews avait marqué trois buts lors de cette séance de tirs de barrage).»

Moins occupé ?

Avec un calendrier de 48 matchs, où chaque équipe devrait être appelée à jouer pratiquement tous les deux soirs, il serait surprenant que Price soit devant le filet à une fréquence aussi élevée que lors des deux dernières ­saisons (72 et 65 matchs).

«Il faudra voir au fur et à mesure que la ­saison avancera. Les périodes de repos seront plus importantes qu’à l’habitude.»

Cette forte probabilité ne l’a pas empêché de mettre toutes les chances de son côté ­advenant que Michel Therrien l’envoie constamment dans la mêlée.

Au cours de la saison morte, le gardien originaire de la Colombie-Britannique a retranché une dizaine de livres sur sa charpente. Il a confié qu’hier matin, il a fait osciller le pèse-personne à 209 livres.

«Avec la charge de travail qu’apportera le calendrier condensé, je n’avais pas le choix. Pour me donner la chance de suivre la cadence, je devais devenir plus svelte. Je pourrai également être plus rapide et plus agile.»

Les prochaines semaines démontreront si la stratégie a porté fruit.

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