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Haïti

Trois ans plus tard

Haiti
Photo Reuters

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Petit à petit, Haïti se refait une santé, trois ans après le séisme qui l’a dévastée, le 12 janvier 2010. À 3000 km de la perle des Antilles, la diaspora haïtienne de Montréal vit ce triste anniversaire en s’accrochant à ce qui a été accompli depuis.

«Nous allons revenir sur les évènements en regardant tout le chemin qui a été parcouru, a dit Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti, à Montréal. À chacun son rythme, à chacun son pas.»

À distance, les progrès peuvent paraître minimes et les résultats, peu visibles. «Oui, ça se passe très très lentement. Je savais que ça allait prendre du temps, et que cela paraîtrait décourageant parce qu’on ne voit pas les résultats.»

Mais, pour Mme Villefranche, il faut se pencher sur ce qui a été fait, et non sur ce qui manque. «On ne peut pas voir de progrès spectaculaire, parce que le pays était déjà dans un état terrible, a-t-elle expliqué. Sans compter que le pays a été touché par deux ouragans. Pour les 300 000 Haïtiens qui ne sont pas encore logés, 1,2 million de citoyens le sont maintenant.»

En Haïti, on parle plutôt du Carnaval, qui aura lieu début février, que de l’anniversaire du séisme. Joint à Port-au-Prince, Patrick Senia, directeur du programme Handicap international, division Haïti, assure que le pays va de l’avant. «La vie a repris ses droits, les traditions reprennent leur place.»

La vie de Port-au-Prince est la même qu’avant le séisme. «Il y a les embouteillages, les petits marchands au coin des rues et les élèves qui se promènent en uniforme», a-t-il raconté.

Mais la vulnérabilité et la misère demeurent. «Et à la moindre secousse ou rumeur de tremblement de terre, il y a un vent de panique qui traverse la population, les gens sortent de leur maison», selon M. Senia.

Les organismes présents en Haïti ne sont maintenant plus dans la phase d’urgence. «Nous travaillons maintenant à transférer l’opération des services aux organisations locales, a ajouté M. Senia. Il faut qu’on instaure ces services de manière durable.»

Selon lui, Haïti n’est pas une terre de malheur, «ça reste un pays des Caraïbes, avec de magnifiques plages et une culture richissime. Il faut le présenter comme une place magnifique à visiter».

 

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