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Diaz maître en Suisse

« Raphael était de loin le meilleur défenseur en Europe cet hiver » - Paul DiPietro

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La marche reste haute entre la Ligue A de Suisse et la LNH. À ses premiers pas avec le Canadien l’an ­dernier, Raphael Diaz a rapidement compris cette réalité.

 À partir de demain, le défenseur aura comme mission de convaincre Michel Therrien et Marc Bergevin qu’il a sa place parmi les six premiers défenseurs du CH.

«C’est un jeu tellement différent entre la Suisse et la LNH», a rappelé Diaz après un entraînement informel, hier à Brossard avec l’équipe complète du Tricolore, à ­l’exception de Tomas Plekanec, Alexei Emelin et P.K. Subban.

«J’ai joué près de 10 ans en Suisse et j’avais mes repères, alors qu’à mon arrivée à Montréal l’an dernier, je devais me réajuster, a-t-il ajouté. À ma deuxième saison avec le Canadien, j’espère me sentir plus confortable. Je veux toutefois y aller un pas à la fois, sans brusquer les choses. J’ai encore beaucoup à apprendre. »

Dans son pays natal, Diaz n’a plus ­besoin de convaincre personne. Dans une entrevue au collègue Pierre Durocher, Paul DiPietro l’a décrit comme un ­défenseur d’exception.

«Raphael était de loin le meilleur ­défenseur en Europe cet hiver, a raconté DiPietro, un ancien du Canadien qui roule maintenant sa bosse avec l’équipe d’Olten, dans la Ligue B suisse. Il sera un joueur à surveiller cette année avec le ­Canadien. Il est mûr pour jouer un plus grand rôle.

«Vous pouvez me croire quand je parle de Diaz, je ne lance pas simplement des paroles dans les airs», a ajouté DiPietro.

Le petit attaquant de 42 ans a bien connu Diaz puisqu’ils ont partagé le même vestiaire à Zug pendant sept saisons. En début de saison, DiPietro a porté les couleurs de l’équipe de Lugano, dans la division A.

Pratiquement un point par match

Durant le lock-out, Diaz en a profité pour renouer avec son ancienne équipe à Zug. Maître chez lui, il était l’un des meilleurs ­défenseurs du circuit avec 29 points (7 buts, 22 aides) en 32 rencontres.

«C’est plus facile pour moi de récolter des points en Suisse. Je joue toujours au sein de la première unité en avantage numérique et j’ai un bon temps de jeu», a-t-il précisé.

Modeste de nature, Diaz a rappelé qu’il a encore beaucoup de travail devant lui avant de répéter les mêmes exploits sur une glace de la LNH.

«Il y a un monde de différences entre les deux ligues, les règles ne sont pas les mêmes et la glace est plus grande en Suisse, a expliqué le défenseur originaire de Zug. Je me répète encore, mais je désire juste m’améliorer sur une base quotidienne. Ça ne me sert à rien de regarder trop loin.»

Congestion à la ligne bleue

Le jour où P.K. Subban écrira son nom au bas d’un nouveau pacte, le ­Canadien aura huit défenseurs avec des contrats de la LNH. Avec les ­Subban, Josh Gorges, Andrei ­Markov, Alexei Emelin, Tomas ­Kaberle, Francis Bouillon et ­Yannick Weber, Diaz devra se battre pour se retrouver parmi le top 6.

«Oui, je m’attends à une bonne ­bagarre au camp, a dit Diaz. Nous ­recommençons tous à zéro et chacun des défenseurs devra mériter son poste. Tous les défenseurs voudront jouer, je ne suis pas différent des autres.»

Considéré comme une belle surprise en début de saison l’an dernier, Diaz a piqué du nez dans les derniers mois.

«Je ne veux pas m’en servir comme ­excuse, mais j’ai joué plusieurs matchs en dépit d’une blessure à l’aine à partir de la mi-décembre, a-t-il précisé. Ma saison a finalement pris fin à la fin de ­février [28 février] et j’ai recommencé à patiner seulement au mois d’août.»

En 59 matchs avec le CH, Diaz a obtenu 16 points (3 buts, 13 aides) et il a affiché un dossier de -7.

 

«Raphael était de loin le meilleur défenseur en Europe cet hiver»
– Paul DiPietro
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