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L’humilité de Galchenyuk

« Je veux simplement avoir du plaisir et voir où je me situe contre des joueurs de la LNH » - Alex Galchenyuk

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Alex Galchenyuk a seulement 18 ans, mais il a l’intelligence et la maturité pour s’éviter une trop grande pression. À son premier camp avec le Canadien, le troisième choix au total du dernier repêchage à Pittsburgh a refusé de tomber dans le piège des promesses.

«Je veux simplement avoir du plaisir et voir où je me situe contre des joueurs de la LNH», a répondu Galchenyuk entouré par une dizaine de journalistes à sa sortie du vestiaire du Tricolore, hier, au Complexe sportif de Brossard.

« Je suis juste content de me retrouver ici pour le camp. Je veux prendre ça un jour à la fois. Il y a toujours des choses à prouver et il y a toujours de la place pour s’améliorer. J’ai seulement 18 ans, je suis encore un très jeune joueur et je dois apprendre plusieurs choses.»

Galchenyuk et quatre joueurs des Bulldogs de Hamilton, Brendan Gallagher, Gabriel Dumont, Jarred Tinordi et Mike Commodore, ont reçu l’appel de Marc Bergevin afin de participer au camp du Canadien qui s’ouvrira aujourd’hui.

Du groupe des cinq invités, l’attaquant du Sting de Sarnia est celui qui se retrouvera le plus sous les feux de la rampe. D’ici les prochains jours, Galchenyuk aura l’occasion de voir sa photo sur une base quotidienne dans tous les journaux de Montréal.

«Je ne veux pas me laisser distraire par la pression, je souhaite simplement faire de mon mieux, a-t-il précisé. J’ai vu quelques journaux après le repêchage et je comprends que ça fait partie du quotidien d’une ville de hockey comme Montréal. Je ne veux pas trop m’attarder à cette réalité, je souhaite simplement m’amuser.»

Brouiller les cartes

En théorie, il y aura peu d’ouverture à l’attaque au camp du Tricolore avec 13 joueurs qui ont des contrats garantis de la LNH, en incluant Scott Gomez et Petteri Nokelainen, blessé au dos.

Pour faire sa place avec le grand club, le surdoué du Sting de Sarnia devra viser un poste parmi l’un des trios offensifs de l’équipe.

«Je n’ai pas encore eu un entraînement ou un match intra-équipe, je ne peux pas dire où je me situerai, a sagement répliqué Galchenyuk qui peut jouer tant au centre qu’à l’aile. Vous me poserez la question plus tard.»

Avec un camp de seulement six jours pour les 30 équipes de la LNH, il n’y aura pas de match préparatoire cette saison. Galchenyuk pourrait toutefois profiter d’une période d’évaluation de cinq matchs. Après la sixième rencontre, il écoulerait la première saison de son contrat de recrue. Toujours aussi prudent dans ses déclarations, il n’a pas voulu penser à cette possibilité.

«Il y a encore beaucoup de temps avant le premier match de la saison, le 19 janvier. Le premier entraînement se déroulera seulement demain (aujourd’hui). Ça ne me sert à rien de penser trop loin.»

L’or et des points

Galchenyuk a ajouté plusieurs étoiles à son cahier depuis le début de la saison. Il n’a pas simplement dissipé les doutes au sujet de son genou gauche, il s’est établi comme l’un des meilleurs joueurs de 18 ans au monde.

En 33 matchs dans la Ligue junior de l’Ontario, le capitaine du Sting de Sarnia a amassé 61 points (27 buts, 34 aides). Avant de partir au Championnat du monde junior à Oufa en Russie, il se retrouvait à un seul point du sommet des marqueurs.

À Oufa, Galchenyuk a également vécu une grande expérience en croquant dans la médaille d’or avec l’équipe américaine.

«C’était immense comme sensation, a-t-il rappelé. Je participais pour une première fois à ce tournoi et j’ai eu la chance de repartir avec l’or.»

Avec un camp inhabituel au mois de janvier, Galchenyuk aura eu l’occasion de regagner son synchronisme.

«Comme je n’avais pratiquement pas joué l’an dernier, j’avais besoin de participer à plusieurs rencontres, a-t-il affirmé. Je suis en meilleure condition physique aujourd’hui qu’au mois d’octobre. J’ai aussi plus de 30 matchs dans le corps. C’est bon pour moi.»

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