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Ne pelletez pas votre tombe

Ne pelletez pas votre tombe
Photo Fotolia L’effort et le froid augmentent les risques de mourir d’une crise cardiaque en pelletant.

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La dernière tempête n’aura pas laissé que 45 cm de neige au sol. Certains s’y sont ­également retrouvés terrassés par la crise cardiaque. Pelleter peut être dangereux et, malheureusement, parfois fatal.

La dernière tempête n’aura pas laissé que 45 cm de neige au sol. Certains s’y sont ­également retrouvés terrassés par la crise cardiaque. Pelleter peut être dangereux et, malheureusement, parfois fatal.

Pelleter est un exercice très exigeant qui, comme la température froide, ­provoque l’élévation de la tension ­artérielle et l’accélération du rythme ­cardiaque. Chacun de ces deux facteurs peut également causer une hausse de ­fibrinogène, une protéine impliquée dans la coagulation du sang.

Le myocarde dispose de son propre ­réseau d’approvisionnement en sang oxygéné, composé de trois artères ­qualifiées de coronaires. Des dépôts graisseux, appelés «plaques», peuvent, avec le temps, se former contre la paroi ­interne de ces artères, un trouble qui, nommé «athérosclérose», provoque un rétrécissement du diamètre interne des artères et diminue dès lors l’irrigation sanguine du cœur. Quand le cœur bat plus vite, les vaisseaux sanguins ­changent également de forme. La plupart des crises cardiaques qui surviennent en pelletant se produisent quand la paroi interne de ­l’artère se rompt et que la plaque d’athérosclérose est exposée. Le sang coagule alors sur la plaque de ­l’artère endommagée, et le caillot ainsi formé obstrue partiellement ou complètement le flot sanguin. Si le blocage est suffisamment important, les symptômes de crise cardiaque apparaissent, et les cellules du muscle cardiaque commencent bientôt à mourir. C’est l’infarctus...

L’artère obstruée doit être débloquée afin de restaurer le plus rapidement ­possible le débit sanguin et de limiter ainsi les dommages au muscle cardiaque. Il faut faire vite. Si vous éprouvez les signes d’une crise cardiaque (voir ­l’encadré joint), ne tardez pas à consulter, car plus le traitement sera administré ­rapidement, plus grandes seront les chances de survie et de rétablissement complet.

PELLETER

Les personnes âgées, obèses, ­sédentaires ou qui ont des antécédents familiaux de maladies caradiaques ­devraient discuter avec leur médecin des efforts qu’ils sont aptes à réaliser. Si vous décidez de pelleter, assurez-vous d’avoir bien terminé la digestion de ­votre dernier repas. Un estomac plein génère une pression importante sur le cœur pendant un effort physique ­soutenu. Avant de commencer, comme pour toute autre activité, faites des exercices d’échauffement. Soyez vêtu convenablement. Votre corps génère ­rapidement de la chaleur en pelletant et, en portant plusieurs couches de ­vêtements pas trop épais et perméables, vous éviterez de surchauffer.

Prenez régulièrement des pauses pour reposer vos muscles, surtout ceux de ­votre cœur. Et, sans doute mon meilleur conseil, pelletez à deux. La tâche sera deux fois moins ardue et, si une situation grave surgit, vous serez là l’un pour ­l’autre, car 4 personnes sur 5 qui ­présentent un infarctus du myocarde aigu survivent si elles arrivent à se ­rendre rapidement à l’hôpital.

 

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