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La reprise est lente

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© Les archives Stevens Leblanc

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Pendant que la police enquête dans les opérations financières du chantier Davie, la reprise promise par Zafiro Marine se fait attendre car à peine 12 employés ont été rappelés au travail.

Le repreneur est une entreprise appartenant à un fonds de Chypre qui est toutefois basé en Grande-Bretagne mais immatriculé à Monaco. Zafiro Marine n’est pas une inconnue chez Davie car son fondateur Alex Vicefield dirige aussi Cecon ASA, le principal client du chantier maritime de Lévis qui y possède trois bateaux inachevés.

Étrangement, Zafiro et Cecon ont ouvert conjointement une place d’affaires à Leiden au Pays-Bas, l’an dernier. La transaction ayant menée à l’acquisition de Davie a été approuvée par le gouvernement de Pauline Marois. Le nouveau propriétaire et la ministre Élaine Zakaïb ont prévu 700 emplois chez Davie pour les trois prochaines années.

12 emplois

Or, le syndicat des travailleurs de Davie confirme que seulement 12 employés ont été rappelés au travail depuis l’annonce de la reprise chez Davie, en novembre dernier. «Ce sont des travailleurs qui s’affairent à l’entretien et à la préparation du site», dit Paul-André Brulotte, le président du syndicat.

La reprise des opérations chez Davie doit débuter avec les trois bateaux de Cecon qui doivent être complétés. En plus de rappeler 700 employés, Zafiro Marine doit recruter des gestionnaires du chantier, dont un responsable des opérations et de la sécurité.

M. Brulotte mentionne que ces postes ne sont toujours pas comblés. La gestion est toujours faite par M. Allen Bowen, qui représente Zafiro et par Pierre Bélanger, de la firme de relations publiques National à Montréal.

Les traversiers québécois

Le plan d’affaires de Zafiro doit intégrer la construction des deux navires de la traverse Tadoussac-Baie-Ste-Catherine, un contrat octroyé par l’ancien gouvernement libéral de gré à gré au coût de 120 millions$.

Cependant, la société des Traversiers soutient que des discussions sont en cours avec les propriétaires pour revoir l’évaluation des coûts de construction de ces deux navires. «C’est l’un des éléments qui est actuellement en pourparlers», confie la porte-parole de la société des traversiers, Mme Maryse Brodeur.

Ce contrat a été donné à Davie à l’été 2011 et la société des traversiers dit ignorer à combien il pourrait maintenant s’élever.

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