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Bravo Marc !

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Dans cette même colonne, dimanche dernier, je me questionnais à savoir si les Bears auraient le courage de jeter leur dévolu sur un entraîneur venu du Nord.

Dans cette même colonne, dimanche dernier, je me questionnais à savoir si les Bears auraient le courage de jeter leur dévolu sur un entraîneur venu du Nord.

À la lumière de la décision qui est tombée tard, mardi soir, il faut croire que oui.

Je n’ai pas été surpris de cette nomination. Car, comme je l’écrivais dimanche, Marc Trestman répondait à tous les critères d’embauche, dont le principal, remettre l’attaque des Bears sur le bon chemin.

Homme intelligent, grand communicateur et orateur hors pair, Trestman a sans doute distancé ses rivaux lors de la seconde entrevue, celle à laquelle il a été convoqué plus tôt cette semaine. C’est à ce moment qu’il a dû marquer les points qui ont fait la différence aux yeux de Phil Emery, le directeur général des Bears.

Robert Wetenhall a déjà raconté, au moment de l’embaucher, que Trestman avait été spectaculaire en entrevue. ­Apparemment, il avait littéralement jeté les membres de l’état-major des Alouettes en bas de leur chaise.

Je ne serais pas surpris qu’il ait eu le même impact avec les dirigeants des Bears.

Pour qu’une organisation aussi prestigieuse que les Bears décide ­d’opter pour un choix ­qui sort des sentiers ­battus, il a fallu que Trestman soit impressionnant.

S’il y a une surprise à son embauche, elle est là, dans le courage d’Emery.

Bravo Marc et bonne chance!

Période d’instabilité

Stabilité et continuité. Voilà ce qui a ­toujours fait la force des Alouettes. Or, les dernières semaines ont été à ­l’opposé de ces deux qualités.

Nous venons possiblement de mettre les pieds dans la première période d’incertitude des Alouettes depuis leur retour à Montréal, en 1996.

Au cours des cinq dernières années, on a souvent parlé de la trinité. Celle composée de Trestman, Jim Popp et Anthony Calvillo. Or, voilà le premier parti. Le second lorgne également du côté des États-Unis. Quant au troisième, qui célébrera ses 41 ans au mois d’août, on ignore combien de saisons il lui reste dans le bras.

Par conséquent, les prochaines décisions seront ­importantes pour la concession.

La bonne nouvelle, c’est que Popp est toujours en poste... pour le moment. Rarement s’est-il trompé lorsqu’est venu le temps de choisir un nouvel entraîneur.

Les Alouettes n’ont-ils pas été capables de remplacer une légende vivante comme Don Matthews? Ceci dit, je comprends que Popp ne sortira pas un lapin de son chapeau à tous les coups.

Cependant, rappelez-vous combien il nous avait surpris en osant avec Trestman. Il aura sans doute la chance de nous surprendre une nouvelle fois.

Bel héritage

À première vue, les amateurs diront sans doute qu’ils se sont fait voler leur entraîneur par une équipe de la grosse ligue.

Je crois qu’il faut plutôt voir cette promotion d’un côté positif.

Il s’agit de toute une publicité pour les Alouettes et la LCF.

L’arrivée de Trestman à Chicago prouvera aux entraîneurs et aux joueurs de qualité qu’il vaut la peine de venir tenter sa chance au Canada.

Trestman, à qui l’on reprochait de ne jamais avoir occupé un poste d’entraîneur-chef, s’est servi de son passage dans la LCF comme tremplin.

Durant son passage à Montréal, il a prouvé qu’il possédait le leadership nécessaire pour mener des hommes.

De plus, Trestman laisse un bel héritage à la LCF. Ses stratégies et ses façons de faire ­innovatrices ont profité à toutes les équipes. Certains entraîneurs ont même ­commencé à emprunter ses méthodes. C’est tout dire!

Ne soyons pas insultés. Célébrons plutôt ce bel accomplissement.

Il s’agit de toute une publicité pour les Alouettes et la LCF
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