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Investissements routiers

Gaudreault reste imprécis

Le ministre n’a pas encore dévoilé l’ampleur des coupes

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Photo Jean-François Desgagnés

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Le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, prévient les constructeurs de grands ouvrages que les investissements consacrés sur les routes seront revus à la baisse, cette année, sans toutefois révéler l’ampleur des coupures.

«Le budget du nouveau gouvernement a été adopté le 30 novembre, les crédits ne le sont même pas encore. Je dis aux constructeurs qu’on est en train de revoir l’ensemble des projets routiers et je tiens à ce qu’ils se préparent», a mentionné le ministre, hier, aux 600 constructeurs de routes et de grands travaux réunis en congrès, qui sont restés sur leur appétit.

Au cours des dernières années, des montants de près de quatre milliards étaient investis sur le réseau routier de la province. Actuellement, 76 % des routes sont en bon état et 68 % pour les structures alors que l’objectif est, respectivement, de 83 % et 80 % d’ici 2022.

Le ministre a rappelé que la lutte au déficit est prioritaire et que les investissements routiers écoperont inévitablement. Il refuse d’indiquer quels chantiers seront abandonnés, ce qui préoccupe la direction de l’Association de constructeurs. La directrice, Mme Gisèle Bourque, espère que le Québec ne perdra pas le rattrapage fait au cours des dernières années sur les routes de la province.

Présente lors de la conférence du ministre Gaudreault, la députée libérale Julie Boulet, ancienne ministre des Transports, a rappelé que le réseau routier s’est détérioré pendant le dernier règne du Parti québécois.

«Il ne faudrait pas reculer en se contentant de réparer des routes. Le réseau routier doit être concurrentiel avec les autres provinces», a-t-elle signalé.

Priorités

Le ministre Gaudreault a tout de même révélé que le chantier de l’échangeur Turcot demeure une priorité pour son gouvernement, tout comme celui des voies réservées au transport en commun dans la région de Québec.

Il assure que les contrats en cours avec les entrepreneurs seront respectés, mais, de toute évidence, certains engagements seront reportés tels que la réfection des autoroutes à l’entrée des ponts à Québec. «Je vois ça plutôt pour 2014 ou 2015», a-t-il précisé.

Un mur

Quant à la création d’une Agence des transports qui serait chargée de superviser les chantiers routiers, le ministre dit que cette nouvelle structure viendrait séparer la réalisation des travaux de l’influence politique.

«Il faut faire un mur entre les deux. Le Ministère demeurerait actif pour la planification et les choix législatifs et une fois après, l’agence est responsable de l’appel d’offres à la coupure du ruban», précise le ministre.

 

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