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La culture québécoise rayonne à Brooklyn

La culture québécoise rayonne à Brooklyn
Photo d’archives André Boisclair

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Les New-Yorkais peuvent découvrir ces jours-ci les œuvres d'une douzaine d'artistes de chez nous dans le cadre de la première édition de Montréal/Brooklyn. «C'est une vitrine exceptionnelle pour nos artistes québécois», a dit le nouveau délégué général du Québec à New York, André Boisclair.

NEW YORK | Les New-Yorkais peuvent découvrir ces jours-ci les œuvres d'une douzaine d'artistes de chez nous dans le cadre de la première édition de Montréal/Brooklyn. «C'est une vitrine exceptionnelle pour nos artistes québécois», a dit le nouveau délégué général du Québec à New York, André Boisclair.

À la galerie Smack Mellon, qui fait face à East River, j'ai découvert l'œuvre spectaculaire et éphémère d'Aude Moreau. L'artiste montréalaise a créé un immense tapis persan avec deux tonnes de sucre blanc. C'est le genre d'installation de grande envergure qu'on verrait très bien au Tate Modern de Londres.

L'événement d'art contemporain a lieu jusqu'au 2 février et se déroule dans huit galeries d'art des quartiers DUMBO et Williamsburg de Brooklyn. La portion montréalaise a eu lieu en octobre dernier. Seize institutions y participent ainsi que 40 artistes. Le rendez-vous est piloté par le Centre d'art et de diffusion CLARK de Montréal.

«C'est clair que l'initiative de Montréal/Brooklyn, c'est du travail de développement de marché, a indiqué M. Boisclair. En étant jumelés avec des artistes new-yorkais, les artistes montréalais ont accès à d'autres réseaux.»

Précisons que le nouveau délégué général n'a voulu parler, pour cette première entrevue, que de Montréal/Brooklyn. Il a refusé de revenir sur la controverse qui a entouré sa nomination en novembre dernier.

Percer le marché américain

«Il faut encourager nos artistes à sortir du Québec, à se frotter avec les meilleurs et on a tout le talent pour le faire», a-t-il poursuivi au bout du fil dans le train faisant la liaison entre Washington et New York.

«Le Québec est unique parce que notre contribution est originale. Si on est plus modestes au Québec, on est certainement plus originaux que bien d'autres. Notre originalité peut parfois compenser pour notre modestie.»

Il a pris part aux festivités entourant l'investiture du président Barack Obama. «Il faut voir l'émotion de la foule pour saisir la force des institutions américaines, a-t-il confié au passage. C'était tout un privilège de pouvoir assister à cette cérémonie.»

Pour sa première édition, Montréal/Brooklyn n'a pas fait grand bruit. Il faut dire que le marché est très compétitif et la plupart des galeries sont situées dans le quartier DUMBO, qui a été très affecté par l'ouragan Sandy. Il a été question de l'événement sur plusieurs blogues d'art, mais pas dans les médias grand public comme le magazine Time Out New York.

La réalité d'un artiste à Brooklyn et Montréal est bien différente, au niveau du financement surtout. «Les artistes new-yorkais ont réalisé qu'il y avait beaucoup d'organismes de soutien à Montréal et beaucoup de support du gouvernement. C'est l'opposé ici, a soutenu Julie Lohnes, directrice de la galerie AIR, un des espaces participants. La portion montréalaise a pu amasser beaucoup plus de financement qu'ici.»

«La prochaine étape pour nous est d'être capable de présenter nos artistes dans les grandes foires en arts visuels comme l'Armory Show, Scope et Volta, qui ont lieu à New York au printemps», a précisé André Boisclair.

Pour ce qui est du rayonnement de la culture québécoise dans la Grosse Pomme depuis le départ du Cirque du Soleil (aucun de leurs spectacles n'est à l'affiche depuis que la production Zarkana a plié bagage pour Las Vegas), il affirme qu'elle est toujours forte.

Des artistes visionnaires

«La présence québécoise, ce n'est pas seulement des artistes qui viennent présenter leurs œuvres au public, mais aussi les artistes qui viennent se présenter à des acheteurs, à des producteurs», a-t-il dit.

Ce fut le cas récemment avec le congrès de l'Association of Performing Arts Presenters (APAP) auquel ont participé plusieurs artistes québécois.

Il y a aussi eu la visite des Ballets Jazz de Montréal au mois de novembre. «Je suis à New York depuis moins d'un mois à temps plein, mais j'ai croisé pendant cette période plus d'artistes que j'en ai croisés dans la dernière année à Montréal», a dit M. Boisclair.


Plus d’information sur l’événement Montréal/Brooklyn est disponible en ligne (brooklynmontreal.com)

 

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