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Mousser le tourisme hivernal

Les dernières statistiques sont peu encourageantes

Bateau
Photo Karl Tremblay

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Québec veut depuis longtemps accroître son tourisme hivernal pour diversifier son offre, et il est grand temps qu’un nouveau concept apparaisse dans la ville pour soutenir l’industrie.

Québec veut depuis longtemps accroître son tourisme hivernal pour diversifier son offre, et il est grand temps qu’un nouveau concept apparaisse dans la ville pour soutenir l’industrie.

Les dernières statistiques de fréquentation touristique montrent bien que les hôteliers, restaurateurs et commerçants de la capitale qui dépendent des visiteurs étrangers subissent les contrecoups du ralentissement économique.

Les visiteurs américains ne sont pas encore revenus se payer du bon temps dans la région, et surtout en hiver.

Les Français, qui représentent normalement le tiers des touristes étrangers, ont déserté la région et il ne faut pas compter sur les Portugais ou les Grecs pour reprendre le flambeau, car ils ont d’autres chats à fouetter que de s’acheter des tuques et des mitaines.

En novembre dernier, l’Office du tourisme de Québec a observé une baisse généralisée de 1,4 % de l’activité touristique dans la région.

Les hôteliers

Ceux qui en souffrent le plus sont les hôteliers et les restaurateurs. Pendant le mois de novembre, les grands hôtels de 200 chambres et plus, principalement ceux situés au centre-ville, ont obtenu des taux d’occupation moyens de 52 %. C’est un recul de 4,5 %.

Par contre, les hôteliers de la banlieue on profité de la situation. Ils ont connu des gains majeurs de 24 % dans les MRC de Portneuf, de L’Île-d’Orléans, de Beaupré et de La Jacques-Cartier, où l’on recense 2000 chambres.

Donc, l’offre touristique est-elle saturée à Québec?

«Lorsqu’un touriste est passé au centre-ville deux ou trois fois, il visite ensuite le mont Sainte-Anne, Stoneham et la périphérie. Les Québécois représentent toujours 70 % de nos visiteurs et ils vont de plus en plus à l’extérieur de la ville, où les prix sont plus adaptés», observe l’analyste Marc Giguère, de l’Office du tourisme.

Restaurants

Même si les principaux attraits touristiques sont de plus en plus visités (+ 25 %), ce n’est pas le cas des restaurants, qui aimeraient bien recevoir un peu plus. Les établissements de plus de 200 places servent de moins en moins de touristes, car ils ont connu une baisse de 9 % en novembre, alors que les plus petits établissements sont populaires (+ 3,2 %).

Les visites aux kiosques d’information touristique à Québec n’ont plus la cote. Elles sont en baisse de 18 %, ce qui a convaincu la direction de l’Office de fermer les deux établissements et d’utiliser le concept de «kiosques mobiles».

Il est donc grand temps que les acteurs de l’industrie touristique passent de la parole aux actes pour mousser l’hiver à Québec. Le maire Labeaume a octroyé, l’an dernier, un contrat de 45 000 $ au Cirque du Soleil pour développer un concept hivernal, mais l’industrie attend toujours son aboutissement.

Comme chaque touriste étranger dépense 613 $ par séjour dans la capitale, on perd actuellement du temps et de l’argent.

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