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le courrier des parents

L’importance du partage

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Bonjour Suzanne. Léa, ma fille de deux ans, refuse de partager ses jouets, ses toutous, etc. Aussitôt que les autres amis lui prennent ses choses, elle réagit fortement (en criant ou en pleurant). Ce problème persiste à la garderie et à la maison.

Bonjour Suzanne. Léa, ma fille de deux ans, refuse de partager ses jouets, ses toutous, etc. Aussitôt que les autres amis lui prennent ses choses, elle réagit fortement (en criant ou en pleurant). Ce problème persiste à la garderie et à la maison. Même si nous intervenons systématiquement et que nous lui expliquons que ce n’est pas poli, elle se comporte de la sorte. Pourtant, nous la punissons chaque fois. Comment lui faire comprendre que le partage est important? Est-ce une bonne idée de la punir lorsqu’elle refuse de partager?

Bonjour. Léa réagit comme bien des enfants de ce groupe d’âge qui aiment posséder, qui s’approprient aisément les choses autour d’eux et qui refusent évidemment de les partager. À cet âge, on les entend souvent dire que les objets sont «à moi», «À Léa le toutou», «C’est la poupée à moi»... Tout leur appartient. Non seulement sont-ils possessifs, ils sont également égocentriques. Ils ne tiennent compte que de leurs propres désirs et se montrent bien souvent indifférents aux autres. Tous ces petits comportements qui vous agacent en tant que parent sont normaux, puisque Léa, à deux ans, n’a pas encore développé le sens de l’empathie, c’est-à-dire la capacité de se mettre à la place de l’autre et de bien comprendre les sentiments ou les désirs d’autrui. Cette empathie se développe progressivement et ce n’est que vers l’âge de quatre ans que la majorité des enfants sont capables d’échanger leurs jouets, de coopérer et d’attendre leur tour. Vous devrez donc faire preuve d’un peu de patience. D’ici là, vous pouvez continuer à lui expliquer la notion de partage.

Quand l’occasion se présente, nommez ce qui lui appartient, ce qui ne lui appartient pas et les choses que tous partagent. Vous pouvez commencer son apprentissage par des échanges de jouets, par exemple (ce qui est plus facile à accepter). Si elle reçoit un nouveau jouet, veillez à lui laisser le temps de s’amuser avec (de se l’approprier) avant de lui demander de le partager. Essayez également de provoquer des situations de partage : «Il ne reste qu’une orange, alors un petit morceau à chacun?»

Éviter les punitions

Bien que ce soit une source de conflit importante à la garderie et dans la famille, il faut éviter de punir votre fille puisqu’elle n’a pas encore acquis la notion de partage. Il faut plutôt faire preuve de patience, de tolérance, et continuer à l’encourager à partager.

Alors, à chaque petite démonstration de partage, on félicite la belle Léa afin qu’elle ait le goût de recommencer. On se souvient que la notion de partage n’est pas innée, mais se développe petit à petit. Il faut donc lui laisser un petit peu de temps!

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